Transparence et fiscalité

19 novembre 2012 15:16; Act: 19.11.2012 16:46 Print

Semeta tacle à nouveau le Luxembourg

LUXEMBOURG - Le commissaire européen aux Affaires fiscales s’en est une nouvelle fois pris au manque de transparence du Grand-Duché et de l’Autriche en matière fiscale.

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Algirdas Semeta veut plus de transparence.

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«Cela fait des années que le Luxembourg et l’Autriche bloquent nos efforts pour améliorer la transparence et les contrôle en matière fiscale en Europe», a dénoncé Algirdas Semeta dans les colonnes de l’hebdomadaire allemand Wirtschaftswoche. «Ce serait un énorme pas en avant si ces deux pays participaient à l’échange automatique d’informations». Depuis des mois, le commissaire européen met la pression sur ces deux pays pour qu’ils concèdent enfin à donner un mandat de négociations à la Commission pour entamer les discussions avec des pays tiers sur l'extension du domaine d'application de l'accord sur la fiscalité de l'épargne.

Aujourd’hui, il va même plus loin en pointant directement du doigt Jean-Claude Juncker, Premier ministre luxembourgeois et président de l’Eurogroupe dont il ne comprend pas la position. «Une meilleure perception des impôts dans les pays en crise va leur permettre de débloquer leur situation économique», lance Algirdas Semeta, qui pense alors que le président de l’Eurogroupe devrait soutenir les efforts pour promouvoir une politique fiscale plus transparente.

Mille milliards d’euros

«Mon but n’est pas de mettre fin au secret bancaire au Luxembourg et en Autriche, mais je ne veux seulement pas qu’un Allemand, un Grec ou un Lituanien utilisent le droit autrichien pour payer moins d’impôt dans son pays».

Il estime que les pertes dues à l’évasion fiscale coûtent aux 27 pays de l’UE pas loin de mille milliards d’euros par an. Il faut donc s’attaquer aux paradis fiscaux mais dur selon lui de mettre d’accord les 27 sur une définition de ce qu’est un paradis fiscal «mais nous allons le faire et après, nous constituerons une liste noire».

(MC/L'essentiel Online)