Secteur bancaire

08 février 2018 14:28; Act: 08.02.2018 15:24 Print

Société Générale signe une année 2017 en repli

L'année 2017 n'a pas été brillante pour le groupe, engagé dans une coûteuse restructuration pour s'adapter au numérique. Revenus comme bénéfices ont ainsi décliné.

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L'année 2017 n'a guère fait d'étincelles pour Société Générale, engagée dans une coûteuse restructuration pour s'adapter au numérique. La banque française a dégagé un bénéfice net part du groupe de 2,81 milliards d'euros l'an dernier. Un recul de presque 30% par rapport à 2016. Les revenus ont également décliné en 2017, d'environ 5% à près de 24 milliards d'euros, cette fois comme prévu. Le groupe paie des résultats en berne dans ses activités françaises de banque de détail. Elles comprennent principalement le réseau d'agences exploitées sous son nom.

Engagée comme toutes les banques dans une course au numérique, Société Générale, qui veut automatiser trois quarts de ses procédures, compte fermer des centaines d'agences d'ici à 2020 (100 ont déjà clos l'an dernier) et supprimer plusieurs milliers de postes. Dans ce contexte difficile, elle insiste sur le succès commercial de sa banque en ligne, Boursorama. À l'issue d'une année qui a vu se multiplier les acteurs, notamment l'offre bancaire du géant des télécoms Orange, la filiale de Société Générale revendique 1,3 million de clients, largement en tête du marché.

Au-delà des performances, le groupe reste plombé par de multiples litiges, dont l'un a vu le versement en 2017 de près d'un milliard d'euros au fond souverain libyen. Surtout, la banque risque d'avoir du fil à retordre du côté fiscal. Ses comptes s'alourdissent de plus de 250 millions d'euros à la suite de la réforme fiscale américaine menée par M. Trump. Mais la facture potentiellement la plus lourde n'est pas encore prise en compte: la banque a confirmé, comme l'avait évoqué en janvier le Canard Enchaîné, que l'administration fiscale française pensait «remettre en cause» la ristourne de 2,2 milliards d'euros accordée en 2009 et 2010 à la suite de l'affaire Kerviel et la perte de presque 5 milliards provoquée par l'ancien trader.

(L'essentiel)