Startup américaine

03 décembre 2017 14:08; Act: 03.12.2017 14:07 Print

WeWork, entre «coolitude» et empire immobilier

Café et bière à volonté, espaces communs au design soigné: la startup américaine WeWork révolutionne la location de bureaux et se lance désormais dans d'énormes achats immobiliers.

storybild

WeWork a levé cet été près de 4,5 milliards de dollars auprès du groupe japonais SoftBank, ce qui, selon la presse, la valorise théoriquement à 20 milliards de dollars. (photo: AFP)

  • par e-mail
Sur ce sujet

Un pied dans la pierre, un pied dans la «tech», ses ambitions sont énormes. Fondée à New York en 2010, WeWork veut «aider à créer un monde où les gens travaillent pour construire leur vie et pas seulement pour la gagner», explique son co-fondateur et patron Adam Neumann. Rien de moins. L'entreprise ou l'individu qui loue des bureaux partagés chez WeWork n'est pas un client, mais membre d'une «communauté.

Déjà présent dans une vingtaine de pays, dont la France depuis peu et bientôt au Japon, WeWork loue des étages entiers dans des immeubles de bureaux puis les rénove pour y apporter sa patte: conduits d'aération apparents dans le style industriel, canapés en cuir agrémentés de coussins pastel, sans oublier les tables de ping-pong, les litres de café gratuit ou ... de bière pression à disposition dans l'espace commun.

De 400 à plusieurs milliers de dollars

WeWork fournit une connexion internet, le nettoyage, une réception qui accueille les visiteurs et garde le courrier... Autant de services qui lui permettent de sous-louer, plus cher, à des entreprises ou des travailleurs indépendants, attirés par la flexibilité du «coworking» leur permettant d'échapper à la location de longue durée. À San Francisco par exemple, les prix vont de 400 dollars par mois environ pour un poste de travail dans l'espace commun à plusieurs milliers pour un bureau fermé accueillant plusieurs personnes.

Mais de grosses entreprises louent aussi de plus en plus chez WeWork, comme IBM, à New York. Selon Adam Neumann, WeWork génère désormais un chiffre d'affaires annuel d'un milliard de dollars. La force de WeWork, c'est surtout d'avoir misé sur l'aspect communauté et réseau, explique Steve King, analyste du cabinet Emergent Research. Le client peut télécharger l'application WeWork, petit réseau social qui sert à contacter d'autres membres, ou à être informé qu'un cocktail ou une séance de manucure sont organisés dans l'espace commun.

L'entreprise a d'ailleurs racheté cette semaine le réseau social Meetup, qui permet à ses 35 millions d'utilisateurs d'organiser des événements en se rencontrant en chair et en os plutôt que virtuellement. WeWork s'est également lancé dans la location d'appartements, les salles de gym, et acheté une école de codage informatique à New York.

(L'essentiel/AFP)

Vous venez de publier un commentaire sur notre site et nous vous en remercions. Les messages sont vérifiés avant publication. Afin de s’assurer de la publication de votre message, vous devez cependant respecter certains points.

«Mon commentaire n’a pas été publié, pourquoi?»

Notre équipe doit traiter plusieurs milliers de commentaires chaque jour. Il peut y avoir un certain délai entre le moment où vous l’envoyez et le moment où notre équipe le valide. Si votre message n’a pas été publié après plus de 72h d’attente, il peut avoir été jugé inapproprié. L’essentiel se réserve le droit de ne pas publier un message sans préavis ni justification. A l’inverse, vous pouvez nous contacter pour supprimer un message que vous avez envoyé.

«Comment s’assurer de la validation de mon message?»

Votre message doit respecter la législation en vigueur et ne pas contenir d’incitation à la haine ou de discrimination, d’insultes, de messages racistes ou haineux, homophobes ou stigmatisants. Vous devez aussi respecter le droit d’auteur et le copyright. Les commentaires doivent être rédigés en français, luxembourgeois, allemand ou anglais, et d’une façon compréhensible par tous. Les messages avec des abus de ponctuation, majuscules ou langages SMS sont interdits. Les messages hors-sujet avec l’article seront également supprimés.

Je ne suis pas d’accord avec votre modération, que dois-je faire?

Dans votre commentaire, toute référence à une décision de modération ou question à l’équipe sera supprimée. De plus, les commentateurs doivent respecter les autres internautes tout comme les journalistes de la rédaction. Tout message agressif ou attaque personnelle envers un membre de la communauté sera donc supprimé. Si malgré tout, vous estimez que votre commentaire a été injustement supprimé, vous pouvez nous contacter sur Facebook ou par mail sur feedback@lessentiel.lu Enfin, si vous estimez qu’un message publié est contraire à cette charte, utilisez le bouton d’alerte associé au message litigieux.

«Ai-je le droit de faire de la promotion pour mes activités ou mes croyances?»

Les liens commerciaux et messages publicitaires seront supprimés des commentaires. L’équipe de modération ne tolérera aucun message de prosélytisme, que ce soit pour un parti politique, une religion ou une croyance. Enfin, ne communiquez pas d’informations personnelles dans vos pseudos ou messages (numéro de téléphone, nom de famille, email etc).

L'espace commentaires a été désactivé
L'espace commentaires des articles de plus de 48 heures a été désactivé en raison du très grand nombre de commentaires que nous devons valider sur des sujets plus récents. Merci de votre compréhension.