Sidérurgie

20 septembre 2017 08:58; Act: 20.09.2017 15:26 Print

Acier: Thyssenkrupp et Tata vont fusionner

L'industriel allemand et le groupe indien Tata entendent fusionner l'an prochain leurs pôles sidérurgiques en Europe, entraînant 4 000 suppressions d'emplois.

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Les syndicats voient évidemment cette fusion d'un mauvais œil. (photo: AFP/Patrik Stollarz)

op Däitsch
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Les deux groupes ont signé un premier accord prévoyant la création d'une entreprise commune dans l'acier en 2018, qui visera la deuxième place du marché européen derrière le géant ArcelorMittal, ont-ils annoncé mercredi dans un communiqué commun. Les futurs mariés tablent sur 400 à 600 millions d'euros d'économies annuelles et prévoient de supprimer environ 4 000 postes dans la production et l'administration, répartis «à peu près à égalité» entre les deux groupes.

Baptisée «Thyssenkrupp Tata Steel», leur coentreprise devrait être installée aux Pays-Bas, emploiera quelque 48 000 salariés sur 34 sites et devrait réaliser un chiffre d'affaires de 15 milliards d'euros par an. Mais le projet doit encore passer l'obstacle du conseil de surveillance de Thyssenkrupp, où les représentants des salariés, selon une particularité allemande, détiennent la moitié des sièges. Une réunion est justement programmée ce week-end au siège de l'industriel à Essen (ouest), dans la Ruhr, alors que le puissant syndicat IG Metall déplorait lundi «un déficit total d'information» de la part de la direction.

Gabriel monte au créneau

En pleine campagne pour les législatives allemandes, prévues dimanche, le vice-chancelier social-démocrate Sigmar Gabriel a estimé pour sa part qu'«aucune solution allant à l'encontre des salariés» n'était «concevable» dans ce dossier. À l'inverse, le ministre britannique de l'Économie Greg Clark a salué mercredi un «pas important» pour l'industrie sidérurgique du pays, estimant que la fusion pourrait garantir l'avenir du site gallois de Port Talbot, où Tata emploie 4 000 personnes.

«Comme d'habitude, le diable réside dans les détails et nous demandons plus de garanties sur les emplois, l'investissement et la production» au Royaume-Uni, a de son côté commenté Roy Rickhuss, représentant des trois syndicats britanniques de l'acier.

(L'essentiel/AFP)

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