En Italie

19 juin 2019 22:21; Act: 20.06.2019 10:21 Print

ArcelorMittal s'oppose à une loi sur l'usine Ilva

La filiale italienne d'ArcelorMittal proteste contre le décret d'application d'une loi portant sur l'usine Ilva de Tarente, rachetée fin 2018 par le géant de l'acier.

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«Si la loi est ratifiée dans son libellé actuel, la disposition qui concerne l'usine de Tarente empêcherait tout opérateur de l'usine de l'exploiter, en mettant en œuvre le plan environnemental approuvé par le gouvernement italien en septembre 2017», a exposé ArcelorMittal. (photo: AFP)

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La filiale italienne d'ArcelorMittal «a fait part de ses préoccupations» au gouvernement italien concernant le décret d'application d'une loi portant sur l'usine Ilva de Tarente (Pouilles), rachetée fin 2018 par le géant de l'acier, basé au Luxembourg, selon un communiqué reçu mercredi à Paris. «Si la loi est ratifiée dans son libellé actuel, la disposition qui concerne l'usine de Tarente empêcherait tout opérateur de l'usine de l'exploiter en mettant en œuvre le plan environnemental approuvé par le gouvernement italien en septembre 2017», a exposé ArcelorMittal.

«Le plan environnemental 2017 vise à résoudre les problèmes de longue date de l'usine de Tarante et à la transformer en une usine sidérurgique européenne à la pointe de la technologie», poursuit le groupe, pour qui le décret-loi en question, nommé Crescita, «supprime les garanties juridiques qui existaient lorsque ArcelorMittal a accepté d'investir dans l'usine de Taranto». En reprenant fin 2018 l'aciérie, ArcelorMittal s'était en effet engagé à injecter 2,4 milliards d'euros sur cinq ans pour améliorer sa productivité et accélérer la dépollution.

Jusqu'à 11 550 morts en sept ans

«Ces garanties sont nécessaires jusqu'à ce que l'entreprise ait achevé son plan environnemental afin d'éviter toute responsabilité pour des problèmes qu'elle n'aurait pas créés», plaide le groupe, dans son communiqué, en signalant que la loi doit être ratifiée le 29 juin et en réclamant que la «sécurité juridique» soit rétablie, «dans l'intérêt de l'économie italienne et des actionnaires d'ArcelorMittal Italia».

En janvier, la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) avait appelé l'Italie à prendre les mesures nécessaires pour protéger les populations avoisinantes des émissions toxiques de la plus grande aciérie d'Europe, retenant la plainte de quelque 160 riverains de cette usine qui emploie près de 11 000 personnes. Le site se trouve au cœur d'un énorme procès en Italie, les experts cités par le parquet italien évoquant jusqu'à 11 550 morts en sept ans causés par ses émissions polluantes.

(L'essentiel/afp)

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