Aux États-Unis

30 juillet 2019 08:09; Act: 30.07.2019 10:52 Print

Bayer visé par 18 400 requêtes antiglyphosate

Le groupe chimique et pharmaceutique allemand doit désormais affronter près de 20 000 requêtes, déposées aux États-Unis contre l'herbicide au glyphosate de sa filiale Monsanto.

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Bayer a déjà été condamné plusieurs fois à indemniser des requérants californiens. (photo: AFP/Scott Olson)

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La mobilisation contre le groupe Bayer et sa filiale Monsanto ne faiblit pas, bien au contraire. Le groupe chimique et pharmaceutique est désormais visé par 18 400 requêtes aux États-Unis contre le glyphosate.

Ce nouveau pointage «au 11 juillet», dévoilé mardi, actualise le chiffre de 13 400 procédures, communiqué fin avril. Bayer a dû essuyer jusqu'ici trois condamnations à indemniser des requérants californiens atteints d'un cancer, dont les montants ont été fortement réduits par le deuxième examen d'un juge, passant respectivement de 289 à 78 millions de dollars, de 80 à 25 millions de dollars et de plus de 2 milliards à 69,3 millions de dollars.

Suppression de 12 000 postes

Mais Bayer compte faire appel et conteste le principe même de sa responsabilité, martelant depuis des mois qu'aucun régulateur dans le monde n'a conclu à la dangerosité du glyphosate depuis sa mise sur le marché au milieu des années 1970. L'inventeur allemand de l'aspirine a pris l'an dernier le plus grand pari de son histoire en avalant Monsanto pour 63 milliards de dollars, misant sur le recours croissant à la chimie pour nourrir une planète toujours plus peuplée et perturbée par le réchauffement climatique.

Mais le groupe doit depuis composer avec la réputation controversée de sa cible américaine, à la fois dans le commerce de semences OGM et dans celui des pesticides, visés par différentes procédures judiciaires et enjeux de débats politiques dans de nombreux pays.

Par ailleurs, Bayer a annoncé quelques mois après le rachat une vaste restructuration incluant la suppression de 12 000 postes, dont le coût a pesé sur ses comptes du deuxième trimestre dévoilés mardi, avec un bénéfice net diminué de moitié sur un an.

(L'essentiel/afp)