Banque en France

06 février 2018 09:41; Act: 06.02.2018 11:25 Print

BNP Paribas se dit bien parti pour 2020

Le groupe bancaire français, maison mère de la BGL BNP Paribas, s'est montré confiant pour réaliser son plan stratégique à l'horizon 2020.

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En 2017, la banque a vu son produit net bancaire (PNB), équivalent du chiffre d'affaires, s'effriter de 0,6% sur un an. (photo: AFP)

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Première des grandes banques françaises à lever le voile sur ses performances annuelles, BNP Paribas a fait état d'un bénéfice net de près de 7,8 milliards d'euros, en légère hausse de 0,7% sur un an. Quoique modeste, cette hausse s'inscrit dans un «environnement de taux et de marché peu favorable» et constitue «un bon démarrage» de son plan stratégique, s'est félicité le groupe.

Forte de ce bilan, la banque de la rue d'Antin, va proposer à ses actionnaires un dividende relevé à 3,02 euros par action au titre de l'exercice 2017, contre 2,70 euros en 2016. Elle a par ailleurs confirmé ses objectifs pour 2020, se montrant même légèrement plus optimiste concernant la rentabilité de ses fonds propres, qui est désormais attendue au dessus de 10%, contre autour de 10% jusqu'à présent.

Renforcer l'assise financière du groupe

La nouvelle feuille de route, qui prévoit jusqu'à trois milliards d'euros d'investissements, doit notamment permettre à la banque de se mettre en ordre de bataille pour affronter les nouveaux concurrents venus du numérique, s'adapter aux desiderata de clients toujours moins enclins à se rendre en agence et prendre en marche la révolution des services bancaires sur mobiles.

Elle doit surtout faire progresser les recettes et renforcer l'assise financière du groupe dans un environnement qui met depuis plusieurs trimestres l'ensemble du secteur à rude épreuve. En 2017, la banque a ainsi vu son produit net bancaire (PNB), équivalent du chiffre d'affaires, s'effriter de 0,6% sur un an, sous le poids notamment d'un effet de base défavorable avec l'année 2016, qui avait été marquée par une plus-value de près de 600 millions d'euros liée à la vente de titres dans Visa Europe.

Des effets de change défavorables

Mais même corrigé des divers effets exceptionnels, le PNB ne termine l'année que sur une petite progression de 0,5%. Comme ses rivales en Europe, BNP Paribas a continué à souffrir des taux bas qui compliquent entre autres la tâche de faire fructifier l'argent des déposants dans la banque de détail ou incitent les emprunteurs à renégocier à la baisse les tarifs de leurs prêts.

Des effets de change défavorables ont également pesé sur les recettes tandis que le lancement du plan stratégique s'est traduit par une augmentation de ses charges de restructuration, a-t-elle fait savoir. Le groupe revendique toutefois une activité commerciale qui «s'est développée vigoureusement, soutenue par une croissance européenne progressivement plus forte» et qui a contribué à doper le bénéfice d'exploitation de toutes ses lignes de métiers sans exception.

(L'essentiel/afp)