Brexit

02 juin 2020 08:03; Act: 02.06.2020 10:19 Print

Bruxelles et Londres cherchent encore un accord

Un nouveau cycle de pourparlers débute mardi entre Britanniques et Européens, afin de parvenir à se mettre d’accord sur la sortie du Royaume-Uni de l’UE.

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Michel Barnier, le négociateur européen, a prévenu qu’il n’y aurait «pas d’accord» si Londres ne revenait pas sur ses positions antérieures. (Photo FRANCOIS LENOIR / POOL / AFP) (photo: AFP)

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Britanniques et Européens se retrouvent mardi par visioconférence pour une nouvelle session de discussions sans grand espoir de progrès, malgré la pression du calendrier et le risque d’un «no deal». Michel Barnier, le négociateur européen, a averti dimanche dans le Sunday Times qu’il n’y aurait «pas d’accord» si Londres ne revenait pas sur ses positions antérieures et reproché aux Britanniques de choisir «uniquement ce qui leur convenait» dans le marché unique européen.

Lundi, le 10 Downing street a accusé Bruxelles de vouloir introduire dans la négociation des «propositions déséquilibrées qui attacheraient le Royaume-Uni aux règles ou aux standards» européens, et a dénoncé des exigences «sans précédent dans les accords de libre-échange».

Une rencontre au sommet

Après trois séances de discussions entamées début mars, à raison d’une par mois, le fossé reste béant entre les positions des uns et des autres. La situation est compliquée par la pandémie de coronavirus qui oblige la centaine de négociateurs de part et d’autre à travailler par visioconférence. Pour Michel Barnier, ce nouveau cycle de pourparlers prévu jusqu’à vendredi devrait permettre «de savoir si le Royaume-Uni veut quitter le marché intérieur et l’union douanière (…) avec ou sans accord avec nous».

Un bilan des discussions doit être établi en juin avant une rencontre au plus haut niveau entre la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen et le Premier ministre britannique Boris Johnson.

«Pas grand-chose à attendre»

Londres avait fait de ce point d’étape une date butoir en menaçant de ne pas poursuivre les pourparlers si les progrès n’étaient pas suffisants. Mais c’était avant le choc causé par la pandémie, qui a précipité le Vieux Continent dans une récession probablement historique, et bouleversé la donne.

Pour Bruxelles, la relation avec Londres après le divorce du 31 janvier, fin de 47 années de vie commune, est passée au second plan face à l’urgence d’une relance économique. «Il n’y a pas grand-chose à attendre de ces nouvelles discussions. Mais je ne pense pas que les Britanniques iront à la rupture en l’absence de progrès. La situation a totalement changé avec le virus», estime l’expert Anand Menon du centre de recherches «The UK in a Changing Europe».

Un message volontariste

Londres doit toutefois se prononcer avant la fin du mois de juin sur une demande de report de la fin de la période de transition pour une année, voire deux. Le gouvernement britannique a exclu cette possibilité à maintes reprises, même si c’était l’UE qui le demandait.

«Lors de sa rencontre avec Ursula von der Leyen, Boris Johnson voudra sans doute faire passer un message volontariste sur la date du 31 décembre. Ce qui ne veut pas dire qu’il a abandonné l’ambition d’un accord, même a minima, d’ici décembre», estime Eric Maurice, de la Fondation Schuman.

(L'essentiel/afp)

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Les commentaires les plus populaires

  • madiou le 02.06.2020 11:32 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    La compétence n’est pas le réel problème quand vous faites face à quelqu’un qui ne lâche rien. En tout cas, c’est l’Exit le plus cher au monde, tous les déplacements et les réunions de personnes et les moyens mis en œuvre ne font que grimper les frais de l’Union européenne.

  • VDenise le 02.06.2020 10:46 Report dénoncer ce commentaire

    L'UE va exploser , plus besoin de négociation .

  • Rigoberta Menchu le 02.06.2020 11:13 Report dénoncer ce commentaire

    Il faut remplacer tovarich Barnier par quelqu'un de raisonable.

Les derniers commentaires

  • madiou le 02.06.2020 11:32 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    La compétence n’est pas le réel problème quand vous faites face à quelqu’un qui ne lâche rien. En tout cas, c’est l’Exit le plus cher au monde, tous les déplacements et les réunions de personnes et les moyens mis en œuvre ne font que grimper les frais de l’Union européenne.

  • Rigoberta Menchu le 02.06.2020 11:13 Report dénoncer ce commentaire

    Il faut remplacer tovarich Barnier par quelqu'un de raisonable.

  • VDenise le 02.06.2020 10:46 Report dénoncer ce commentaire

    L'UE va exploser , plus besoin de négociation .

  • Trop top le 02.06.2020 08:20 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    voila une preuve flagrante de l incompétence européenne apres juncker qui n a jamais rien imposer malgre les annees voila la dame et sa clique pas mieux deja le covid et ses fermetures frontières puis sa gestion nulle ...et toujours les british celui qui ment le mieux va reussir ,et la il y a combat