Mobilité

27 août 2016 14:26; Act: 27.08.2016 14:32 Print

Contrat historique pour Alstom aux États-​​Unis

La société a annoncé vendredi avoir décroché un contrat historique d'1,8 milliard d'euros pour vendre ses «TGV» aux États-Unis.

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La compagnie ferroviaire américaine Amtrak a commandé au groupe français 28 trains de nouvelle génération. (photo: Reuters)

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Alstom a annoncé vendredi avoir décroché un contrat historique d'1,8 milliard d'euros pour vendre ses «TGV» aux Etats-Unis, pénétrant un marché important au moment où la construction de lignes à grande vitesse est en forte croissance au niveau mondial. La compagnie ferroviaire américaine Amtrak a commandé au groupe français 28 trains de nouvelle génération pour remplacer ses rames en service depuis 2000 et fabriquées par le consortium Bombardier- Alstom. Ce dernier ne détenait toutefois que 25% de la coentreprise.

Ces «TGV» nouvelle génération vont relier Boston et Washington, la capitale fédérale, via New York et Philadelphie, couvrant une distance de 730 kilomètres (km). L'objectif affiché d'Amtrak est d'«augmenter la capacité de transport des voyageurs, de diminuer les temps de trajet et optimiser les frais d'exploitation». Le nombre de voyageurs sur cette unique ligne à grande vitesse aux Etats-Unis était de 3,5 millions en 2014, d'après Alstom.

Un enjeu dans la campagne présidentielle

Le nouveau train pourra transporter jusqu'à 35% de passagers en plus comparé à son prédécesseur. Dans un premier temps, sa vitesse sera de 257 km/h et pourra atteindre par la suite les 300 km/h. Actuellement, il faut 2h45 minutes pour relier les villes de New York et Washington, éloignées de 350 km environ (220 miles). Par comparaison, le TGV français met 1h55 pour un trajet Paris-Lyon de 425 km.

L'annonce de ce contrat intervient au moment où le développement des infrastructures de transport fait partie des enjeux de la campagne présidentielle aux Etats-Unis, pays où le train reste le moyen de déplacement le moins emprunté face à la voiture reine et à l'avion. Signe de son importance: c'est le vice-président démocrate sortant, Joe Biden, qui présentera ce projet au cours d'une cérémonie prévue dans la journée vendredi dans le Delaware.

Ce contrat arrive à point pour le groupe français, qui cherche à augmenter son activité près d'un an après la cession pour 9,7 milliards d'euros de son pôle énergie au conglomérat américain General Electric (GE). Il pourrait lui servir de tremplin pour vendre sa technologie à d'autres Etats américains tels la Californie qui construit depuis 2015 une ligne à grande vitesse devant relier San Francisco à Los Angeles prévue pour 2020. D'autres projets comme Dallas-Houston, Las Vegas-Palmdale (Californie) sont également à l'étude.

(L'essentiel/AFP)