Démantèlement

18 juillet 2013 16:09; Act: 18.07.2013 16:36 Print

Dexia a coûté 6,6 milliards d'euros à la France

Les déboires de la banque franco-belge ont coûté jusqu'à présent 6,6 milliards d'euros à la France, et sans doute autant à la Belgique, selon un rapport officiel français publié jeudi.

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La Dexia-BIL luxembourgeoise a été vendue. (photo: Editpress)

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Et cette facture pourrait s'alourdir si une recapitalisation était de nouveau nécessaire, estime la Cour des comptes, juridiction chargée de contrôler la régularité des comptes publics de la France. Dans son rapport, la Cour des comptes éreinte également la gestion de Dexia, notamment sa stratégie de croissance des années 2000, poursuivie alors que les premiers signes de la crise de 2007 étaient déjà apparus. Sauvé de la faillite à l'automne 2008, le groupe Dexia a été durement frappé par la crise de la dette, ce qui a rendu nécessaire un second sauvetage en octobre 2011. Au total, le dossier a coûté à ce jour 6,6 milliards d'euros au contribuable français.

La Cour estime que le coût est «au moins équivalent» pour la Belgique, sans néanmoins se montrer plus précise. En effet, le champ de ses investigations ne pouvait se limiter qu'à la France. Aucune évaluation n'a été donnée pour le Luxembourg dans ce rapport, mais le pays devait participer à 3% des garanties pour la recapitalisation. La filiale bancaire à Luxembourg, Dexia-BIL, avait été vendue à des capitaux du Qatar.

Risques persistants

Évoquant l'avenir, la Cour des comptes souligne «des risques persistants pour les finances publiques» en raison de fortes incertitudes, notamment l'évolution de la situation de la zone euro. Elle juge également «non négligeable» un risque de recapitalisation de la banque, susceptible d'alourdir la facture pour les États, sans toutefois avancer de montant. L'institution fait également valoir que les déboires de Dexia ne sauraient être imputés seulement aux crises survenues à partir de 2007.

Elle souligne ainsi que le plan stratégique adopté début 2006 fixait un objectif de croissance de l'activité de 10% par an pour la période 2005-2015. «Une telle stratégie augmentait les risques avec le développement de nouvelles activités à l'étranger», indique la Cour, qui ajoute que cette stratégie «a même été accélérée entre mi-2007 et mi-2008, alors que les premiers signes de la crise à l'été 2007 auraient dû inciter à la prudence».

(JV/L'essentiel Online/AFP)

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Les commentaires les plus populaires

  • ceraphyn le 18.07.2013 21:31 Report dénoncer ce commentaire

    Le contribuable payera trois fois: une première pour sauver les banques et les riches spéculateurs (qu'on aurait dû laisser tomber), une deuxième pour sauver les états coulés par les banques, une troisième parce que les banques le laissent tomber et ne prête qu'aux riches. Belle morale.

  • rétri-butons le 18.07.2013 19:03 Report dénoncer ce commentaire

    et c'est quand qu'on les laisse se casser la gueu*e? ils nous volent avec des intérêts, spéculations, investissements pourris, et en plus de nous voler, quand ça commence à sentir le roussis, c'est de nouveau le contribuable qui doit payer les pots cassés... à l'aise quoi!

  • Odin le 18.07.2013 17:57 Report dénoncer ce commentaire

    D'avoir injecté de l'argent a ses banques sales. Argent publique donc du contribuable. Uniquement pour ces voleurs en col blanc (actionnaires) s'en mettent pleins les poches. Et la note : aux citoyens. Qu'ils coulent. Faire comme en Iceland et rebattire une place financière propre.!!!!

Les derniers commentaires

  • Coeur révélateur le 19.07.2013 22:59 Report dénoncer ce commentaire

    La Dexia, pris dans la tourmente du retour des vacances 2008, a été sauvé par la Federal Reserve US avec un prêt de 58,5 milliard, et non par les 12-15 milliards de la France, Belgique et Luxembourg que la Dexia a remboursé à la FED. Cela n'est révélé qu'en 2011 (Times). Sa chute aurait-elle entraîné celle de BNP Paribas. La faillite de Lehman-Brothers en épouvantail. Les crocodiles, reptiles à sang froid, s'entredévorent. Le principe est toujours le même depuis 200ans : Créez des émotions fortes, et vous pourrez imposer dettes ou guerres au profit de la main invisible des marchés financiers.

  • inem le 19.07.2013 06:53 Report dénoncer ce commentaire

    de l'argent??. Et le ou les auteurs de cette catastrophe, sont-ils encore en fonction? Pour nous préparer à une seconde catastrophe ou vont-ils être poursuivis pour mauvaise gestion??? Ce qui serait normal.

    • Just Bandit le 19.07.2013 11:42 Report dénoncer ce commentaire

      Bien sûr que les auteurs sont toujours en fonction ! Des milliers d'employés de la finance ont été jetés dehors par un mobbing sans limites ! Avec l'obligation de se taire sous peine de lourdes menaces ! Avec la complicité des syndicats s.v.p. !!

  • ceraphyn le 18.07.2013 21:31 Report dénoncer ce commentaire

    Le contribuable payera trois fois: une première pour sauver les banques et les riches spéculateurs (qu'on aurait dû laisser tomber), une deuxième pour sauver les états coulés par les banques, une troisième parce que les banques le laissent tomber et ne prête qu'aux riches. Belle morale.

    • Coeur révélateur le 19.07.2013 23:15 Report dénoncer ce commentaire

      Les actionnaires des banques veulent vos sous, et même ceux que vous n'avez pas encore, les dettes, même celles que vous ne voulez pas. On est bien dans une forme d'esclavage ou le droit à la propriété est la carotte qui vous maintient dans le droit chemin. Ceux qui s'égarent, les chômeurs, les "cas" sociaux et les banques, cela ne dérange pas la finance, c'est compris dans les dettes qu'on ne veut pas.

  • ali71 le 18.07.2013 19:03 Report dénoncer ce commentaire

    si nous "Normalos" auraient fait la même chose , on nous aurait foutu en prison .... mais non on leurs verse encore des primes etc....

  • rétri-butons le 18.07.2013 19:03 Report dénoncer ce commentaire

    et c'est quand qu'on les laisse se casser la gueu*e? ils nous volent avec des intérêts, spéculations, investissements pourris, et en plus de nous voler, quand ça commence à sentir le roussis, c'est de nouveau le contribuable qui doit payer les pots cassés... à l'aise quoi!

    • Marie le 18.07.2013 23:19 Report dénoncer ce commentaire

      .. et il y a tjrs. des gens qui ne comprennent pas: 70% de l'actionariat était dans les mains des Etats et des collectivités. Laisser tomber Dexia aurait couté infiniment plus cher aux contribuables des 3 pays que d'investir 6 milliars dans un plan de sauvetage (juste pour la France, on estime à 27 milliards). Et on ne parle meme pas des garanties étatiques de 100.000 EUR sur les comptes épargnes de cette banque. Alors au lieu de parler en toute naiveté, renseignez-vous un peu pourquoi les politiciens ont décidé autrement.