Nouvelle offre

30 juin 2014 16:59; Act: 30.06.2014 17:27 Print

Duel à coup de millions pour le Club Med

L'homme d'affaires Andrea Bonomi surenchérit pour s'emparer du fleuron du tourisme français. Il offre désormais 21 euros par actions, contre 19,50 euros pour le conglomérat français-chinois, soit quasiment 200 millions d'euros en plus.

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L'accord signé voilà un an entre le Club Med et le groupe chinois Fosun est remis en cause. (photo: AFP)

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L'homme d'affaires italien a dévoilé lundi une contre-OPA sur le gestionnaire de villages de vacances Club Méditerranée, proposant 21 euros par action et 22,41 euros par obligation convertible de sa cible. Cette offre, formellement déposée par la société Global Resorts SAS, qui appartient au groupe Investindustrial de M. Bonomi, valorise le groupe à 790 millions d'euros, ce qui est 22% plus élevé que l'offre rivale du tandem Ardian-Fosun.

M. Bonomi prévoit en outre «150 millions d'investissements supplémentaires, au-delà du plan de la société, pour accélérer son développement», selon un communiqué. Le titre Club Med a été suspendu lundi après-midi à la Bourse de Paris, à la demande de la société et dans l'attente du communiqué de M. Bonomi. Le titre progressait alors de 2,74% à 19,51 euros. Dans leur offre lancée il y a un an et embourbée depuis dans des contentieux juridiques, la société d'investissement française Ardian et le conglomérat chinois Fosun proposaient 17,50 euros par action. Ce projet bénéficiait du soutien de la direction de l'entreprise.

Une offre hostile

Dans leur offre lancée il y a un an, soutenue par la direction de Club Med, le français Ardian et le conglomérat chinois Fosun proposent 17,50 euros par action. Une offre jugée insuffisante par de nombreux actionnaires, y compris Bonomi récemment entré au capital via sa société Strategic Holdings, qui détient plus de 10% du groupe de villages vacances. Il n'a pas été précisé si la partie italienne fera son offre via Strategic Holdings ou via le fonds de capital-investissement Investindustrial - ou bien les deux. Mais «elle a cherché à s'allier à un partenaire», a précisé la source. Les Italiens veulent notamment «mettre l'accent sur la France, ils estiment important que la France ait de beaux clubs. C'est une question de crédibilité», selon cette source.

L'Autorité des marchés financiers (AMF) avait accordé au clan Bonomi jusqu'au 30 juin à 18h (heure de Paris) pour déposer ou non une contre-OPA sur Club Med, mastodonte du tourisme français, y voyant l'intérêt des actionnaires à ce qu'une nouvelle offre valorise mieux le groupe que celle en cours. Dans le même temps, l'AMF avait reporté sine die la clôture de l'OPA d'Ardian et Fosun, réunis dans la structure Gaillon Invest. Le temps d'y voir plus clair dans les intentions des Italiens. Le Club Méditerranée, dirigé par Henri Giscard d'Estaing, se repositionne depuis une décennie en menant une double stratégie de montée en gamme et d'internationalisation. Notamment en Chine, où il s'appuie sur Fosun et vient d'ouvrir partiellement le 20 juin un troisième village.

De plus en plus de clients chinois

Il a franchi l'an dernier le cap des 100 000 clients chinois et n'a cessé de mettre en avant l'intérêt stratégique de la présence de Fosun dans son capital. Les résultats financiers du groupe sont discutables, les bénéfices et les dividendes se faisant attendre, mais la marque est considérée comme l'une des plus prestigieuses dans le tourisme mondial.

Depuis le début, le gouvernement est attentif à ce dossier. Ce qui lui importe, c'est d'aboutir «à un projet pérenne, créateur d'emplois et assurant le rayonnement international du tourisme à la française pour ce groupe qui est un fleuron du secteur», a expliqué une source gouvernementale. Aux yeux de M. Bonomi, l'offre de Fosun et Ardian, lancée il y a un an, est sous-évaluée et ne reflète pas le potentiel du groupe. Avec sa société Strategic Holdings qui a racheté des actions Club Med en masse entre mars et mai, l'homme d'affaires italien est devenu en quelques semaines le premier actionnaire du Club Med, doublant Fosun et Ardian qui détiennent respectivement 9,5% et 8,9%.

(L'essentiel/AFP)

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