Aux États-Unis

04 avril 2019 11:50; Act: 04.04.2019 12:05 Print

Elon Musk jugé pour outrage à autorité

Le gendarme américain de la Bourse (SEC) reproche au fondateur de Tesla d'avoir multiplié les tweets dont le contenu pouvait tromper les investisseurs.

Sur ce sujet
Une faute?

Elon Musk, le charismatique et fantasque patron de Tesla, est jugé jeudi à New York pour outrage à autorité. Une décision défavorable de la juge en charge du dossier pourrait fragiliser le fondateur et meilleur ambassadeur du constructeur de véhicules électriques.

Le milliardaire, dont les idées ont déjà révolutionné les services de paiements (PayPal), est accusé d'outrage par le gendarme américain de la Bourse (SEC).

Tweets reprochés

La SEC reproche à M. Musk, 47 ans, d'avoir multiplié des tweets dont le contenu était susceptible de tromper les investisseurs et d'influencer le cours de l'action Tesla.

Le médiatique entrepreneur, qui s'essaie depuis quelques jours au rap, ne devrait pas être présent à l'heure de l'audience (18h GMT) au tribunal, où il sera représenté par ses avocats, estiment des analystes. Mais si la juge Alison Nathan le condamnait pour outrage, il n'est pas exclu qu'il doive effectuer le déplacement de Los Angeles, où il vit, à New York pour entendre le verdict.

Le bras de fer entre Elon Musk et la SEC est né après un accord à l'amiable conclu entre les deux parties en octobre dernier, à la suite d'un tweet du 7 août de l'entrepreneur assurant disposer des financements appropriés pour sortir Tesla de la cotation en Bourse.

Cette déclaration avait fait flamber l'action et fait perdre beaucoup d'argent à des investisseurs ayant parié sur l'effondrement du groupe, dont la rentabilité demeure fragile plus de 15 ans après sa création. N'étant pas parvenu à apporter les preuves de son affirmation, Elon Musk s'était vu infliger une amende de 20 millions de dollars par la SEC.

«Défier l'autorité»

Le régulateur avait aussi obtenu que toute communication du patron «contenant ou pouvant contenir des informations susceptibles d'affecter Tesla ou ses actionnaires» soit passée en revue par les juristes de l'entreprise, avant d'être publiée.

Selon la SEC, M. Musk n'a pas respecté cette dernière clause de l'accord en tweetant, le 19 février, que Tesla allait produire 500 000 voitures en 2019 quand le groupe ne parlait alors que d'environ 400 000 unités du fait de problèmes de production rencontrés par le Model 3, voiture censée en faire un constructeur de masse.

Liberté d'expression

Quatre heures plus tard, le milliardaire rectifiait le tir: «Les livraisons pour cette année demeurent attendues à environ 400 000» unités. M. Musk «a une fois de plus diffusé des informations importantes sur Tesla à ses plus de 24 millions d'abonnés sur Twitter, dont des journalistes, et rendu accessibles des informations incorrectes à toute personne disposant d'un accès à Internet», accusait la SEC.

Rejetant cet argument, les avocats du grand patron font valoir qu'il a respecté les demandes de la SEC en réduisant mensuellement de «près de moitié» en moyenne ses tweets mentionnant Tesla.

Ils accusent à leur tour l'autorité de bafouer la liberté d'expression de M. Musk et estiment que cette action judiciaire est une mesure de représailles à des propos tenus par leur client lors de la célèbre émission de télévision 60 Minutes. «Je veux être clair. Je ne respecte pas la SEC (...) Je ne les respecte pas», avait déclaré à plusieurs reprises Elon Musk lors de cette émission d'enquêtes diffusée en décembre.

(L'essentiel/afp)

Vous venez de publier un commentaire sur notre site et nous vous en remercions. Les messages sont vérifiés avant publication. Afin de s’assurer de la publication de votre message, vous devez cependant respecter certains points.

«Mon commentaire n’a pas été publié, pourquoi?»

Notre équipe doit traiter plusieurs milliers de commentaires chaque jour. Il peut y avoir un certain délai entre le moment où vous l’envoyez et le moment où notre équipe le valide. Si votre message n’a pas été publié après plus de 72h d’attente, il peut avoir été jugé inapproprié. L’essentiel se réserve le droit de ne pas publier un message sans préavis ni justification. A l’inverse, vous pouvez nous contacter pour supprimer un message que vous avez envoyé.

«Comment s’assurer de la validation de mon message?»

Votre message doit respecter la législation en vigueur et ne pas contenir d’incitation à la haine ou de discrimination, d’insultes, de messages racistes ou haineux, homophobes ou stigmatisants. Vous devez aussi respecter le droit d’auteur et le copyright. Les commentaires doivent être rédigés en français, luxembourgeois, allemand ou anglais, et d’une façon compréhensible par tous. Les messages avec des abus de ponctuation, majuscules ou langages SMS sont interdits. Les messages hors-sujet avec l’article seront également supprimés.

Je ne suis pas d’accord avec votre modération, que dois-je faire?

Dans votre commentaire, toute référence à une décision de modération ou question à l’équipe sera supprimée. De plus, les commentateurs doivent respecter les autres internautes tout comme les journalistes de la rédaction. Tout message agressif ou attaque personnelle envers un membre de la communauté sera donc supprimé. Si malgré tout, vous estimez que votre commentaire a été injustement supprimé, vous pouvez nous contacter sur Facebook ou par mail sur feedback@lessentiel.lu Enfin, si vous estimez qu’un message publié est contraire à cette charte, utilisez le bouton d’alerte associé au message litigieux.

«Ai-je le droit de faire de la promotion pour mes activités ou mes croyances?»

Les liens commerciaux et messages publicitaires seront supprimés des commentaires. L’équipe de modération ne tolérera aucun message de prosélytisme, que ce soit pour un parti politique, une religion ou une croyance. Enfin, ne communiquez pas d’informations personnelles dans vos pseudos ou messages (numéro de téléphone, nom de famille, email etc).

L'espace commentaires a été désactivé
L'espace commentaires des articles de plus de 48 heures a été désactivé en raison du très grand nombre de commentaires que nous devons valider sur des sujets plus récents. Merci de votre compréhension.

Les commentaires les plus populaires

  • Jaques Marlier le 05.04.2019 11:26 Report dénoncer ce commentaire

    Cette nouvelle est dépassée. Le juge a ordonné à la SEC et à Elon Musk "de se rencontrer au cours des deux prochaines semaines pour tenter de résoudre les questions qui sous-tendent la requête pour outrage au tribunal déposée par l'organisme de réglementation contre le directeur général de Tesla Inc."

Les derniers commentaires

  • Jaques Marlier le 05.04.2019 11:26 Report dénoncer ce commentaire

    Cette nouvelle est dépassée. Le juge a ordonné à la SEC et à Elon Musk "de se rencontrer au cours des deux prochaines semaines pour tenter de résoudre les questions qui sous-tendent la requête pour outrage au tribunal déposée par l'organisme de réglementation contre le directeur général de Tesla Inc."