En Europe

16 juillet 2019 08:49; Act: 16.07.2019 11:19 Print

En manque d'avions, Ryanair fermera des bases

La compagnie low cost Ryanair va fermer des bases aéroportuaires, cet hiver et à l'été 2020, en raison du report des livraisons de Boeing 737 Max.

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Ryanair ne recevra pas ses nouveaux avions aussi vite que prévu. (photo: AFP/Alberto Pizzoli)

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Le transporteur aérien Ryanair a annoncé mardi qu'il allait fermer des bases aéroportuaires cet hiver et à l'été 2020 à cause des reports de livraison du Boeing 737 MAX, dont la flotte est clouée au sol après deux accidents. Le groupe irlandais, l'un des principaux acteurs du secteur en Europe, a expliqué que la livraison attendue de Boeing 737 MAX 200 était retardée, l'avion devant être certifié par les autorités américaines et européennes. En conséquence, il prévoit désormais de ne recevoir que 30 de ces appareils d'ici à mai 2020, contre 58 prévus au départ.

«Ce manque de livraisons va nous contraindre à diminuer notre activité sur certaines bases et à en fermer pour l'été 2020, mais aussi pour l'hiver 2019», a expliqué le directeur général Michael O'Leary dans un communiqué. Au total, le groupe aérien à bas coût a commandé 135 Boeing 737 MAX 200 et posé une option sur 75 supplémentaires. La flotte de Ryanair est exclusivement composée d'appareils de l'avionneur américain, avec actuellement 450 Boeing 737-800 en opération - une version du 737 antérieure au MAX.

Les problèmes du 737 MAX constituent donc une épine dans le pied du groupe, entièrement dépendant de Boeing, et à ses ambitions de croissance. Le retard de livraison «va réduire la croissance de notre trafic à l'été 2020 à 3% contre 7%» prévus au départ. «Nous transporterons environ 157 millions de passagers lors de l'année comptable d'avril 2020 à mars 2021, contre 162 millions prévus jusqu'à présent», a regretté M. O'Leary.

«Fidèle» au 737 MAX

Composé de trois compagnies principales (Ryanair stricto sensu dont le siège est en Irlande, Lauda en Autriche et Buzz en Pologne), le groupe Ryanair a de grandes ambitions et vise la barre des 200 millions de passagers transportés par an d'ici à 2024. Malgré ce contretemps, M. O'Leary a souligné que Ryanair restait «fidèle au Boeing 737 MAX» qu'il espère voir revoler avant la fin 2019. Il a reconnu toutefois que «la date exacte de ce retour restait incertaine», et que ceci déterminerait si les livraisons pour l'été 2020 sont inférieures ou supérieures à ce qu'il prévoit désormais.

Le Boeing 737 MAX est interdit de vol après le crash d'un appareil de ce type de la compagnie Ethiopian Airlines, le 10 mars, au sud-est d'Addis Abeba, ayant fait 157 morts. Comme dans l'accident de la compagnie indonésienne Lion Air (189 morts) survenu cinq mois plus tôt, les conclusions préliminaires ont mis en cause le système antidécrochage propre au MAX.

Ryanair ne précise pas à ce stade quelles bases aéroportuaires seront touchées. «Nous entamons une série de discussions avec nos aéroports pour voir quelles bases moins performantes pourraient souffrir de ces changements à court terme», indique la compagnie low cost. Depuis l'aéroport luxembourgeois du Findel, Ryanair dessert une douzaine de destinations, dont Lisbonne, Porto, Palma de Majorque, Dublin ou encore Berlin et Barcelone.

(L'essentiel/afp)