États-Unis

19 août 2016 11:43; Act: 19.08.2016 11:46 Print

Harley-​​Davidson dans le collimateur de la justice

Le constructeur a vendu des accessoires qui rendent ses engins non conformes. Il va devoir passer à la caisse.

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Le constructeur américain va devoir passer à la caisse.

Harley-Davidson va devoir payer une amende de 12 millions de dollars. Le constructeur de motos américain a vendu des accessoires qui rendent ses engins non conformes avec les normes anti-pollution, a indiqué le ministère américain de la justice jeudi.

Le ministère reproche à Harley d'avoir vendu quelque 340 000 «super-tuners» qui permettent d'accroître les performances de ses motos mais ne répondent pas aux normes de pollution imposées lors de leur homologation. Harley a également vendu directement 12 000 motos ainsi équipées entre 2006 et 2008.

Outre les 12 millions de dollars d'amende, Harley-Davidson devra, comme mesure de compensation, également consacrer 3 millions de dollars au remplacement de vieux poêles à bois dans les collectivités locales aux États-Unis par des dispositifs moins polluants. Cette mesure entre dans le cadre d'un programme visant à réduire les émissions polluantes quelque soit leur source, a indiqué le ministère de la justice (DoJ).

Objets détruits

«En raison de la prééminence de la firme dans le secteur, c'est une étape très importante pour arrêter la mise en vente de systèmes illégaux qui polluent nos routes et l'air que nos citoyens respirent», a affirmé John Cruden, responsable de la division pour la protection des ressources naturelles au DoJ.

«Toute personne qui fabrique, vend ou installe ce genre de produits illégaux doit prendre exemple sur les mesures correctives prises par Harley Davidson et arrêter immédiatement de violer la loi», a-t-il ajouté. Le constructeur va racheter les «super-tuners» encore en vente et les détruire.

Contrairement aux voitures, les motos aux États-Unis ne sont pas soumises à un contrôle régulier et obligatoire de leurs émissions polluantes. Les propriétaires d'engins équipées de ce dispositif ne seront donc pas contraints de les remettre aux normes, comme c'est le cas pour le constructeur automobile Volkswagen, qui a installé sur certaines de ses voitures diesels des «logiciels truqueurs» destinés à tricher sur les contrôles anti-pollution.

(L'essentiel/nxp/ats)