Il y a tout juste vingt ans, le 1er janvier 1999, onze pays de l'Union européenne, dont le Luxembourg, adoptaient leur propre monnaie unique, l'euro, après une trentaine d'années de discussions. «Je me souviens des négociations difficiles et capitales qui ont précédé», confie aujourd'hui Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne. «Je suis convaincu que cette signature a été la plus importante de ma vie», ajoute le Luxembourgeois, qui estime que l'euro a permis de définir «le rôle de l'Europe dans le monde et l'avenir de toutes ses populations».
D'abord un instrument virtuel utilisé par les financiers et comptables, l'euro s'est matérialisé le 1er janvier 2002, si bien que 340 millions de citoyens de 19 pays partagent aujourd'hui cette même monnaie. «C'est la deuxième monnaie internationale la plus importante, avec environ 60 pays qui l'utilisent ou lient leur propre monnaie à l'euro», précise la Commission européenne.
Colosse fragile?
Dans les années 1990, «le plus important en Europe était, au plan économique, de doter le marché unique d'une monnaie unique pour en finir avec d'importantes variations de change entre pays membres, et au plan politique, d'arrimer l'Allemagne réunifiée à l'Europe de l'Ouest», explique Gilles Moec, économiste de Bank of America Merrill Lynch et ancien de la Banque de France. L'euro s'est donc imposé sur les marchés, dans les portefeuilles et a survécu à sa grande crise.
En moyenne, 74% des citoyens en zone euro estiment que la monnaie unique a été bénéfique à l'UE, et 64% à leur propre pays, selon le baromètre publié en novembre par la Banque centrale européenne. La BCE, qui a pris les rênes de la politique monétaire dès 1999, se targue elle d'avoir empêché une escalade des prix. La popularité de la monnaie unique est au plus haut mais l'euro est voué à rester un colosse fragile sans solidarité européenne accrue. Et fait face aujourd'hui à l'essor de mouvements populistes anti-UE et à l'image d'un euro inflationniste qui lui colle encore à la peau.
(nc/L'essentiel/afp)
Vous venez de publier un commentaire sur notre site et nous vous en remercions. Les messages sont vérifiés avant publication. Afin de s’assurer de la publication de votre message, vous devez cependant respecter certains points.
«Mon commentaire n’a pas été publié, pourquoi?»
Notre équipe doit traiter plusieurs milliers de commentaires chaque jour. Il peut y avoir un certain délai entre le moment où vous l’envoyez et le moment où notre équipe le valide. Si votre message n’a pas été publié après plus de 72h d’attente, il peut avoir été jugé inapproprié. L’essentiel se réserve le droit de ne pas publier un message sans préavis ni justification. A l’inverse, vous pouvez nous contacter pour supprimer un message que vous avez envoyé.
«Comment s’assurer de la validation de mon message?»
Votre message doit respecter la législation en vigueur et ne pas contenir d’incitation à la haine ou de discrimination, d’insultes, de messages racistes ou haineux, homophobes ou stigmatisants. Vous devez aussi respecter le droit d’auteur et le copyright. Les commentaires doivent être rédigés en français, luxembourgeois, allemand ou anglais, et d’une façon compréhensible par tous. Les messages avec des abus de ponctuation, majuscules ou langages SMS sont interdits. Les messages hors-sujet avec l’article seront également supprimés.
Je ne suis pas d’accord avec votre modération, que dois-je faire?
Dans votre commentaire, toute référence à une décision de modération ou question à l’équipe sera supprimée. De plus, les commentateurs doivent respecter les autres internautes tout comme les journalistes de la rédaction. Tout message agressif ou attaque personnelle envers un membre de la communauté sera donc supprimé. Si malgré tout, vous estimez que votre commentaire a été injustement supprimé, vous pouvez nous contacter sur Facebook ou par mail sur feedback@lessentiel.lu Enfin, si vous estimez qu’un message publié est contraire à cette charte, utilisez le bouton d’alerte associé au message litigieux.
«Ai-je le droit de faire de la promotion pour mes activités ou mes croyances?»
Les liens commerciaux et messages publicitaires seront supprimés des commentaires. L’équipe de modération ne tolérera aucun message de prosélytisme, que ce soit pour un parti politique, une religion ou une croyance. Enfin, ne communiquez pas d’informations personnelles dans vos pseudos ou messages (numéro de téléphone, nom de famille, email etc).
Les commentaires les plus populaires
Les derniers commentaires
Apparemment, cela manque à certaines personnes de devoir se trimballer avec une collection de monnaies différentes, de devoir surveiller les taux de change, de se faire rouler par les agents de change ou les commerçants malhonnêtes, de se faire contrôler à chaque frontière...
Oui moi ça me manque.
Je ne sais pas si c'est une bonne ou une mauvaise chose, mais ce que je sais c'est que j’apprécie de pouvoir voyager en Allemagne, en France, en Espagne, au Portugal et en Italie, sans devoir à chaque fois changer de monnaie!...
Je suis un peu bouche bée quand je lis ici que tout les prix ont augmenté et que cela est la faute de l'euro. Certains prennent même le prix de la baguette comme référence. Moi, je me souviens bien de l'inflation qu'on avait bien avant l'euro, à tel point qu'on avait souvent 2 sauts d'index en 1 année. Alors pour revenir à la baguette : Prix en 1975: 0.9 francs. En 1980: 1.67 francs. En 1985: 2.60 francs. En 1990: 3.14F. 1995: 3.89 francs. Mais cela, certains semblent l'avoir oubliés.
Ho que je suis nostalgique de mes chers anciens francs, si pratiques dans les cabines téléphoniques et les caddies du Géric, les produits étaient nettement moins chers à l'époque, on nous a roulé dans la farine et copieusement les commerces de détail et grands hypermarchés se sont gavés et continuent toujours plus ! et tout les secteurs sont pareils. 1995 et 2005 étaient les dates clés pour la France et "ils" ont décidé d'ignorer notre choix !
bien sur que l'euro est une grande catastrophe. ils fabriquent quelque chose qui ne coûte rien à fabriquer. on nous là imposé même si on l a voté. on a pris un inflation et on essaye de nous faire croire que non que tout va bien... mai maintenant attention à la nouvelle super crise qui s'annonce....