Commerce

17 octobre 2019 08:41; Act: 17.10.2019 09:22 Print

L'Afrique invitée à créer sa zone de libre-​​échange

Le FMI et la Banque mondiale encouragent les pays d'Afrique à surmonter les obstacles à l'instauration de leur vaste zone de libre-échange, après un accord signé en 2018.

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L'accord établissant la Zlec continentale a été signé par 49 États africains, le 21 mars 2018, à Kigali (Rwanda).

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Le FMI et la Banque mondiale encouragent les pays d'Afrique à surmonter les obstacles à l'instauration de leur vaste zone de libre-échange continentale (Zlec), potentiellement le plus grand marché au monde, susceptible de favoriser durablement la croissance sur le continent. Pour rappel, l'accord établissant la Zlec a été signé par 49 États africains, le 21 mars 2018, à Kigali (Rwanda). «Je pense que le pragmatisme des pays va être très important pour trouver la manière d'appliquer l'accord», a souligné David Malpass, le président de la Banque mondiale, en marge des réunions annuelles des institutions de Washington, relevant «les énormes bénéfices du commerce».

Bien que le libre-échange soit contesté par l'Amérique de Donald Trump, le Fonds monétaire international presse l'Afrique de concrétiser sa grande zone de commerce, abolissant barrières tarifaires et non tarifaires pour amplifier la transformation économique de la région en stimulant le commerce intra-régional. Cet accord pourrait attirer plus d'investissements étrangers, en facilitant aussi la création de chaînes d'approvisionnement régionales, qui ont été des moteurs importants de développement dans d'autres régions du monde.

Augmenter de 60% le commerce intra-africain

«Une harmonisation des droits de douane, des procédures douanières et frontalières suffisamment efficaces pour permettre le passage de marchandises aux frontières (sans délai) sont autant d'éléments-clés pour faire en sorte que l'accord commercial en Afrique fonctionne bien», a observé M. Malpass. La Zone de libre-échange continentale (Zlec) en Afrique, officiellement lancée en juillet à Niamey, au Niger, avec l'objectif d'un démarrage du marché, à partir du 1er juillet 2020, a été signée par la totalité des pays d'Afrique, exception faite de l’Érythrée. Au total, 27 d'entre eux l'ont déjà ratifiée.

L'Union africaine estime que la Zlec permettra d'augmenter de près de 60% d'ici à 2022 le commerce intra-africain et de donner un coup de fouet à l'ensemble de ses économies. Mais ses détracteurs évoquent le manque de complémentarité des économies et redoutent que des importations bon marché ne portent préjudice aux petits producteurs agricoles et industriels. Reda Cherif, expert du département Afrique du FMI, a reconnu qu'à court terme, les inégalités pourraient augmenter avec l'instauration de la Zlec. «Les pays vont devoir mettre en place des politiques pour faire face aux défis (...) mais les gains économiques seront plus importants» que les nombreuses difficultés, a toutefois tempéré son collègue Hector Perez-Saiz lors d'une conférence consacrée au Zlec.

Les pays vont devoir s'atteler notamment à l'harmonisation des systèmes de paiement régionaux et trouver des règlements pour réduire les risques liés aux transactions commerciales dans plusieurs monnaies différentes. Dans un rapport récent, le FMI a calculé que l'élimination des droits de douane sur 90% des flux existants (selon l'objectif le plus ambitieux) entraînerait une augmentation d'environ 16% du commerce régional (16 milliards de dollars).

(L'essentiel/afp)

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