Économie moribonde

15 août 2019 13:16; Act: 16.08.2019 10:57 Print

L'Argentine craint le défaut de paiement

La défaite du camp libéral aux dernières élections fait craindre une déroute économique au pays sud-américain, qui se souvient du traumatisme de 2001-2002.

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Mauricio Macri a annoncé des mesures de soutien au pouvoir d'achat, notamment pour tenter de sauver sa tête politiquement. (photo: AFP/Juan Mabromata)

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Les marchés sont restés très nerveux cette semaine face à la situation politique en Argentine, où le spectre du défaut de paiement, comme en 2001, a refait surface avec la déroute électorale du président libéral Mauricio Macri, signe du rejet par la population de la politique d'austérité actuellement menée. Le peso a poursuivi sa chute mercredi, se dépréciant de 6,19%, à 62,18 pesos pour un dollar. La monnaie locale a perdu 25,14% depuis vendredi, lorsqu'il s'échangeait à 46,55 unités pour un billet vert. La Banque centrale argentine est intervenue en vendant une grande quantité de dollars pour atténuer la baisse.

La crise de confiance se reflétait aussi dans la forte hausse du «risque pays» de l'Argentine mesuré par JP Morgan. Cet indice évalue la possibilité que l'Argentine soit mauvais payeur, en se basant sur différents indicateurs. L'indice grimpait mardi à son niveau le plus élevé de ces 10 dernières années. Il «est similaire à celui du Mozambique en 2016 et à celui de l'Argentine de 2001-2002, quand elle s'était déclarée en défaut» de paiement, a écrit le cabinet d'analyse financière Capital Economics. En 2001, le pays, incapable de faire face aux échéances de remboursement de sa dette, avait connu le plus important défaut de paiement de l'histoire et une grave crise économique et sociale.

Coup de pouce au pouvoir d'achat

Selon Capital Economics, «la chute des marchés argentins et la possibilité de plus en plus grande d'un virage à gauche lors du scrutin présidentiel d'octobre ont ravivé les craintes d'une cessation de paiement» en Argentine. «Ce n'est qu'un avant-goût de ce qui va arriver. Beaucoup de gens ne vont pas laisser leur argent dans ce pays, et vont s'en aller. C'est terrible ce qui peut arriver», a prédit pour sa part M. Macri lundi, appelant à ne pas «revenir au passé». «Je ne vais pas déclarer la cessation des paiements. Je ne veux pas tomber en défaut, d'aucune façon, ça coûte très cher de sortir du défaut», a cherché à rassurer Alberto Fernandez, le grand vainqueur des primaires.

Alberto Fernandez et sa colistière Cristina Kirchner, ancienne présidente de centre-gauche inculpée dans plusieurs affaires de corruption, ont obtenu dimanche 47% des suffrages aux primaires, contre 32% pour le tandem composé de Mauricio Macri et du dirigeant péroniste Miguel Angel Pichetto. Mauricio Macri a annoncé mercredi une série de mesures pour «donner un coup de pouce» au pouvoir d'achat des classes moyennes et populaires: hausse du salaire minimum, primes ponctuelles, réductions d'impôts et gel des prix de l'essence durant trois mois.

(L'essentiel/afp)

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Les commentaires les plus populaires

  • Ernesto le 15.08.2019 18:26 Report dénoncer ce commentaire

    C'est nouveau cette technique : votez à gauche et les marchés vous le font payer ou comment soumettre les pays au libéralisme, alors qu'en ce cas c'est la polituque ultra libérale de Macrí qui a amené le pays oú il est...

Les derniers commentaires

  • Ernesto le 15.08.2019 18:26 Report dénoncer ce commentaire

    C'est nouveau cette technique : votez à gauche et les marchés vous le font payer ou comment soumettre les pays au libéralisme, alors qu'en ce cas c'est la polituque ultra libérale de Macrí qui a amené le pays oú il est...

    • A.Nalyse le 16.08.2019 09:57 Report dénoncer ce commentaire

      Pas vraiment nouveau, c'est la réalité un peu partout depuis 40 ou 50 ans...