Au Luxembourg

26 septembre 2018 08:00; Act: 26.09.2018 10:33 Print

L’industrie des fonds veut garder un temps d’avance

LUXEMBOURG - L’Association luxembourgeoise des fonds d’investissement (ALFI) fête ses 30 ans ce mercredi.

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«La marque Luxembourg Ucits est reconnue», dit Denise Voss, présidente de l'ALFI.

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L’industrie des fonds d’investissement luxembourgeois est devenue un pilier fondamental de l’économie au fil des années. Elle compte plus de 14 000 emplois et représente 46% des recettes fiscales venant du secteur financier. Un point que ne manquera pas de souligner l’Association luxembourgeoise des fonds d’investissement (ALFI), qui célèbre ses 30 ans d’existence ce mercredi.

«Ce qui a le plus changé en 30 ans, c’est la taille de l’industrie. L’opportunité saisie avec la directive européenne Ucits (NDLR: en 1985) a été décisive. À l’époque, le gouvernement a mis en place une activité de contrôle et les ressources qu’il fallait. Si bien que désormais, la marque Luxembourg Ucits est reconnue», retrace Denise Voss, présidente de l’ALFI.

Des fonds alternatifs

Grâce à ce «passeport européen» qui permet de commercialiser des fonds au-delà des frontières, et l’expertise qui s’est développée autour, le total des fonds Ucits gérés depuis le Grand-Duché a dépassé les 3 582 milliards d’euros cet été, contre 436 milliards il y a 30 ans. Une spécificité qui a contribué à faire du pays le deuxième centre financier dans le monde pour les fonds d’investissement.

Autre pilier du secteur, les fonds alternatifs, qui pèsent pour 16% des actifs sous gestion. «Là aussi, pour ces produits plus récents, l’innovation prime. On a mis en place les REIF (NDLR: real estate fund units) qui visent les investisseurs institutionnels, sophistiqués. Plus de 300 sont désormais disponibles», souligne Denise Voss. Pour le futur, l’industrie des fonds voit dans l’informatique, et plus précisément les Fintech et l’intelligence artificielle, un moyen de rester performant.

(Mathieu Vacon/L'essentiel)