États-Unis

26 octobre 2021 08:21; Act: 26.10.2021 10:34 Print

La bataille débute entre pro-​​syndicats et Amazon

Après un premier échec en Alabama, des employés d’un entrepôt d’Amazon à New York veulent réussir à monter un syndicat, ce qui serait une première

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Pour l’emporter lors d’un futur vote, il faudra que plus de la moitié des employés de l’entrepôt new-yorkais se prononce en faveur de la création d’un syndicat. (photo: AFP)

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Des employés d’un entrepôt d’Amazon à New York, qui veulent réussir à créer un syndicat après l’échec d’une tentative dans l’Alabama, ont annoncé lundi avoir franchi la première étape devant l’agence en charge du droit du travail, ce dont le géant du commerce a dit douter.

«Nous avons déjà plus de 2 000 signatures et ce n’est que le début», a annoncé le leader du mouvement, baptisé Amazon Labor Union (ALU, «syndicat des travailleurs d’Amazon»), Christian Smalls, en sortant de l’agence fédérale en charge du droit du travail (National Labor Relations Board, NLRB), à Brooklyn.

L’avocat de l’ALU, Eric Milner, a assuré de son côté que le minimum de signatures requises parmi les salariés de cet entrepôt de Staten Island, soit 30%, était atteint. Selon lui, une audience a été fixée au 15 novembre par le NRLB, pour débattre de la procédure, mais d’ici là, le géant du commerce a l’obligation d’informer les salariés de l’entrepôt que le dossier a été validé.

«Écouter nos employés»

«Nous doutons qu’un nombre suffisant de signatures légitimes d’employés ait été obtenu pour justifier une élection», a réagi, dans un communiqué, une porte-parole d’Amazon, Kelly Nantel. Vêtu d’une salopette rouge et portant au-dessus de la tête le masque des personnages de la série Netflix «Casa de papel», Christian Smalls, lui-même licencié d’Amazon il y a quelques mois, a assuré que «le monde nous regarde. New York est une ville de syndicats, et nous allons le prouver». Derrière lui, se dressait une caricature de l’ancien PDG du groupe, Jeff Bezos.

Pour l’emporter lors d’un futur vote, il faudra que plus de la moitié des employés de l’entrepôt new-yorkais se prononce en faveur de la création d’un syndicat. Ce qui constituerait une première pour Amazon aux États-Unis. En avril dernier, dans un entrepôt de Bessemer, dans l’Alabama, malgré la mobilisation de militants et de personnalités politiques jusqu’au sommet de l’État, le non l’avait emporté.

«S’il y a une élection, nous voulons que la voix de nos employés soit entendue et nous l’attendons avec impatience. Notre objectif reste d’écouter directement nos employés et de nous améliorer continuellement en leur nom», a déclaré la porte-parole d’Amazon.

(L'essentiel/AFP)