Secteur automobile

09 septembre 2019 15:20; Act: 09.09.2019 16:07 Print

Le directeur général de Nissan va démissionner

Hiroto Saikawa a annoncé lundi sa démission du groupe Nissan. Moins d'un an après l'affaire Carlos Ghosn, il a été poussé vers la sortie du groupe.

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Hiroto Saikawa va quitter un groupe dans lequel il a gravi de nombreux échelons. (photo: AFP/Martin Bureau)

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Il rêvait de remettre Nissan dans le droit chemin avant de tirer sa révérence sous les honneurs, mais Hiroto Saikawa, fossoyeur de son maître Carlos Ghosn, a lui aussi été rattrapé par le passé et poussé vers la sortie. Après avoir reconnu avoir perçu une prime indue il y a plusieurs années, le directeur général du constructeur automobile nippon a fait part lundi de sa démission qui sera effective le 16 septembre, bien plus tôt qu'il ne le souhaitait.

Depuis des mois déjà, ce dirigeant était sur la sellette. Il se maintenait à son poste plus par défaut de successeur que par soutien affirmé des administrateurs. À plusieurs reprises, des actionnaires du groupe ont réclamé son départ, le jugeant trop associé à l'ère Ghosn, dont il a été le protégé serviable vingt ans durant avant de tourner casaque. En novembre dernier, M. Saikawa n'avait pas de mots assez durs pour fustiger «la face obscure» du tout-puissant Ghosn, qui venait d'être arrêté au Japon pour des malversations financières présumées, après une enquête interne de Nissan menée dans le plus grand secret.

Ayant fait toute sa carrière chez Nissan, firme qu'il a rejointe en 1977 après des études d'économie à la prestigieuse université de Tokyo, M. Saikawa a progressivement grimpé les échelons sous l'aile de M. Ghosn, arrivé en 1999 à Tokyo pour redresser Nissan. Des États-Unis à l'Europe, M. Saikawa a enchaîné divers postes de direction. M. Saikawa a aussi siégé au conseil d'administration de Renault entre 2006 et 2016. Il s'y était déjà fait remarquer pour sa fermeté, à l'occasion de la crise qui avait secoué l'alliance fin 2015, bien décidé à défendre l'autonomie de Nissan face à la «menace» de l'État français.

(L'essentiel/afp)

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