10 ans après la crise financière

04 septembre 2018 08:37; Act: 04.09.2018 11:02 Print

La situation est «aussi dangereuse» qu'en 2008

L'ex-président de la Banque centrale européenne, Jean-Claude Trichet, estime que l'ensemble du système financier mondial est au moins aussi vulnérable qu'il y a 10 ans.

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Jean-Claude Trichet, ancien directeur de la Banque centrale européenne. (photo: AFP/Lionel Bonaventure)

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La situation financière actuelle? «Aussi dangereuse» qu'au moment de la chute de la banque américaine Lehman Brothers en septembre 2008, estime l'ex-président de la BCE, Jean-Claude Trichet, aux premières loges il y a dix ans de ce cataclysme financier. «Il est maintenant admis que le surendettement massif des économies avancées a été un facteur essentiel dans le déclenchement de la crise financière mondiale des années 2007 et 2008», déclare à l'AFP M. Trichet.

Or, aujourd'hui, «la croissance de l'endettement - en particulier privé - des pays avancés a ralenti, mais ce ralentissement est compensé par une accélération de l'endettement des émergents. C'est ce qui rend aujourd'hui l'ensemble du système financier mondial au moins aussi vulnérable sinon plus qu'en 2008», estime celui qui fut de 2003 à 2011 à la tête de la Banque centrale européenne (BCE). Sous sa gouverne, l'institution monétaire européenne basée à Francfort s'est retrouvée en première ligne aux côtés des autres grandes banques centrales mondiales à partir de 2007.

Embrasement généralisé

«Le vrai début de la crise financière qui allait déferler sur le monde, je l'ai perçu le 9 août 2007 au matin lorsque nous avons été confrontés à une interruption complète du fonctionnement du marché monétaire de la zone euro», se souvient M. Trichet. Plusieurs signaux avaient déjà laissé entrevoir une fragilité du marché hypothécaire américain, mais à l'été 2007 les évènements s'accélèrent et les premières faillites se produisent aux États-Unis. Fin juillet, les bourses mondiales vacillent et la contagion atteint l'Europe: l'Allemagne doit renflouer en catastrophe la banque IKB, un plan de sauvetage de plus de trois milliards d'euros.

Le 9 août 2007, le groupe bancaire français BNP Paribas gèle trois de ses fonds investis aux États-Unis, dont l'encours a fondu de 400 millions d'euros en quelques jours. La panique gagne et le marché monétaire, sur lequel les banques s'échangent des liquidités, s'assèche brutalement. Ce 9 août 2007, une cinquantaine de banques de la zone euro demandent à la BCE 95 milliards d'euros de liquidités pour pouvoir faire face à leurs obligations, un montant jamais vu. Et elles l'obtiennent. Loin de s'apaiser, la situation continue à se dégrader au fil des mois jusqu'à l'embrasement généralisé: le 15 septembre 2008, la banque d'affaires américaine Lehman Brothers se déclare en faillite.

(L'essentiel/afp)

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Les commentaires les plus populaires

  • Odin le 04.09.2018 09:31 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Oh quelle nouveauté.....Arrivé un moment faut dire stop et mettre les banques face à leurs responsabilités. Trop de spéculations juste dans le but de faire un Max de profits. Encore une fois c’est le petit peuple qui va subir les conséquences.!!!!

  • régulons le 04.09.2018 10:52 Report dénoncer ce commentaire

    un grand financier a dit que les décisions de se monde seraient mieux prise si les gens qui les decident etaient directement impacté, on attend quoi pour aller chercher directement leur fortune ou bien en cas de soucis? je peux vous dire que en tant que banquier, je vois des primes enorme etc... et ca sera pas les haut dirigeants qui vont payer en cas de soucis... tjs les même... il est temps de réguler drastiquement. et Trump n 'aide pas en annulant justement les lois qui ont été mise durant la crise, mais les pauvres banquiers n ont plus suffisament d argent pour leur poches...

  • Jauny Holidays le 04.09.2018 14:19 Report dénoncer ce commentaire

    "aussi dangereuse"????? 100 fois plus vous voulez dire.

Les derniers commentaires

  • Knopchen le 08.09.2018 00:00 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Pour faire des affaires, il faudra avoir de l’argent sur son compte. Si les comptes sont ponctionnés comme à Chypre récemment les affaires seront bonnes uniquement pour ceux qui auront pris les bonnes décisions.

  • Knopchen le 07.09.2018 23:57 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    La clause d’unicité des comptes prévue dans les conditions générales des banques est une prérogative de la banque, pas du client. Méfiez-vous.

  • Unicorn le 05.09.2018 10:43 Report dénoncer ce commentaire

    Ceux qui n'ont pas lu les nouvelles de 2007 à 2011, ne sont pas informés, et ceux qui ne lisent que les nouvelles sont désinformés. Car en fin de compte, qui a donné, prêté aux banques du monde entier pour investir dans les dettes pourries du secteur immobilier américain, et qui depuis la crise continue massivement à leur prêter tellement, qu'il n'est plus possible de produire dans l'économie réelle l'équivalent de l'argent émis par les banques centrales, qui font les crises et les sorties de crises, à la plus grande joie des investisseurs avertis.

  • ladeux le 05.09.2018 09:54 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    bien entendu que rien à changé. pour quoi donc, vu que les mêmes continuent de se remplir les poches.

  • platini le 05.09.2018 05:35 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Sur vos comptes, il faut avoir une balance proche de zéro! Autant de liquidités que d’argent emprunté... Quand ils s’écrouleront et disparaîtront avant de réapparaître sous un autre nom, vous ne leurs devrez rien, ils ne vous devront rien! Dans le cas contraire, ils ne vous devront rien et vous aurez tout perdu.

    • Henck le 05.09.2018 09:42 Report dénoncer ce commentaire

      les dettes sont tjs dues, si une banque fait faillite votre dette envers la banque est transférée à ces créanciers, demandez donc aux Islandais