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Ben tiens personnes ne s'en doutait
25 novembre 2018 14:27; Act: 26.11.2018 09:54 Print

Selon le régulateur du secteur, les quatre entreprises contrôlent l'audit de plus de 95% du FTSE 350, l'indice regroupant les plus grandes entreprises cotées à la Bourse de Londres.
Des années après l'affaire Enron, les géants de l'audit sont à nouveau montrés du doigt au Royaume-Uni, après une série de scandales qui a mis sur la sellette le tout puissant «Big Four». Deloitte, EY, KPMG, PwC, ces quatre groupes internationaux règnent sans partage ou presque sur le conseil aux entreprises, évoluant comme un véritable oligopole, peu connu du grand public.
Ces cabinets accompagnent au quotidien les patrons et autres directions financières, avec une large palette d'activités, allant du conseil en stratégie à l'audit. Projet d'acquisitions, restructurations, question fiscale, problèmes comptables, rien ne leur échappe. «Les entreprises ont besoin de plaire aux marchés financiers et avoir un badge du Big Four est un moyen très simple d'y arriver. Ces aspects symboliques sont très importants», explique Crawford Spence, professeur de comptabilité au King's College de Londres. Selon le régulateur du secteur, le Financial Reporting Council (FRC), ils contrôlent à eux quatre l'audit de plus de 95% du FTSE 350, l'indice regroupant les plus grandes entreprises cotées à la Bourse de Londres.
Après avoir avancé leurs pions sans faire de vague pendant des années, ces cabinets ont vu leur image sérieusement écornée en raison du rôle trouble qu'ils ont joué dans de récentes faillites d'entreprises au Royaume-Uni. PwC a écopé d'une amende de 6,5 millions de livres, la plus lourde jamais imposée par le FRC, pour des défaillances dans l'évaluation des comptes de la chaîne de grands magasins BHS avant sa faillite en 2016. KPMG fait lui l'objet d'une enquête pour son examen des finances du groupe de construction Carillion qui s'est effondré en début d'année.
La réputation du secteur n'avait plus été mise à si rude épreuve depuis le scandale de la faillite du courtier américain en énergie Enron en 2001, qui a entraîné la chute du cabinet Andersen, alors membre du «Big Five». Le débat porte désormais sur la possible confusion des genres pour ces cabinets, qui valideraient parfois trop facilement les comptes d'entreprises auxquelles ils fournissent par ailleurs des conseils rémunérés.
(L'essentiel/afp)
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il es plus que grand temps de remettre de l'ordre .
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Faux. Ils le font mais sur des services sur lesquels ils considèrent ne pas remettre en cause l’indépendance. Ces services sont valides en Conseil d’Administration de la société auditée!
Tous les 6 Commentaires
Il n'y a que le luxembourg qui ne reproche rien aux big four! Pourtant, si à 4 elles s'occupent de 95 % des plus grandes entreprises cotées à Londres, c'est bien plus qu'un monopole.
il es plus que grand temps de remettre de l'ordre .
Faux. Ils le font mais sur des services sur lesquels ils considèrent ne pas remettre en cause l’indépendance. Ces services sont valides en Conseil d’Administration de la société auditée!
Non, ils ne fournissent pas de conseils aux sociétés qu'ils auditent... C'est une règle de base.
Une propale où on indique activité de support pour la partie officielle et pour valider l'indépendance avec l'audit... et une fois sur place, le boulot n'est plus du support mais du vrai conseil ou gestion de projets
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