Au Royaume-Uni

10 octobre 2017 13:53; Act: 10.10.2017 16:08 Print

Le Brexit dope le tourisme en Grande-​​Bretagne

La faiblesse de la livre sterling attire de nombreux visiteurs au Royaume-Uni, qui pourrait enregistrer un record cette année.

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Londres a notamment été «boostée» par les JO de 2012.

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Le Royaume-Uni pourrait accueillir un nombre record de touristes étrangers en 2017. Près de 40 millions de visites sont attendues par l'agence nationale du tourisme, qui met en avant l'effet de la faiblesse de la livre sterling. L'agence VisitBritain explique, dans un communiqué, qu'elle prévoit une hausse de fréquentation de 6% par rapport à l'année passée. Elle table sur 39,7 millions de visites d'étrangers.

Pour parvenir à cette conclusion, l'agence s'est appuyée sur les bons chiffres obtenus lors des six premiers mois de l'année. Au premier semestre, le nombre de visites a en effet progressé de 8%. Les dépenses des touristes devraient, elles aussi, augmenter de 14% d'une année sur l'autre à 25,7 milliards de livres (28,4 milliards d'euros) pour l'ensemble de 2017. «Le président de l'autorité du tourisme britannique, Steve Ridgway, estime que la chute de 16% de la valeur de la livre a rendu le Royaume-Uni plus attractif. Mais cette baisse a aussi pesé négativement sur les budgets de promotion à l'étranger», a précisé l'agence.

Records sur records

L'activité touristique au Royaume-Uni, au sein duquel Londres est incontournable, enregistre records sur records ces dernières années, soutenue par d'importants efforts de promotion des autorités et des professionnels du secteur. La destination britannique a en outre été dopée par l'organisation des Jeux olympiques en 2012 à Londres.

Depuis un an, la baisse de la livre entraînée par la perspective du Brexit, notamment face au dollar et à l'euro, permet aux touristes étrangers débarquant au Royaume-Uni de disposer de davantage de pouvoir d'achat. L'agence a expliqué par ailleurs que le tourisme britannique profitait d'une récente tendance des Britanniques à passer davantage de temps dans leur pays - en partie du fait de la dépréciation de la livre qui rend plus onéreux leurs déplacements en dehors de leurs îles.

(L'essentiel/nxp/ats)