Retrait d'argent liquide

10 septembre 2018 11:11; Act: 10.09.2018 11:47 Print

Le «cash-​​back» débarque en France

Retirer des espèces à la caisse du supermarché? Cette pratique déjà largement répandue en Europe sera possible lundi dans une grande enseigne en France.

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Les clients peuvent désormais retirer des petites sommes d'argent lors de leur passage en caisse. (photo: AFP)

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Avec le lancement du «cash-back», la distribution applique une directive européenne ratifiée fin juillet par le parlement français, sur les services de paiement (DSP2), qui autorise les commerçants à fournir des espèces à leurs clients dans le cadre d'un achat par carte bancaire (dit «cash back»).

C'est le groupe de distribution Casino qui entame le déploiement de ce service lundi dans ses supermarchés. Il précise être le «premier distributeur à proposer ce service en France», avec 150 supermarchés concernés à la fin du mois de septembre, avant un déploiement progressif à l'ensemble du parc. «Les clients ayant besoin de retirer des petites sommes d'argent liquide (en billets de 10 et 50 euros) peuvent désormais le faire depuis les caisses automatiques lors de leur passage en caisse», explique le distributeur basé à Saint-Etienne. L'objectif étant de «leur faciliter le quotidien» mais surtout de les «dépanner» en cas de besoin d'argent liquide «immédiat» en devenant une solution d'appoint, précise-t-on.

Usage limité

Ailleurs en Europe, c'est bien cet usage de dépannage qui semble s'imposer auprès des consommateurs: selon une étude de la Banque centrale européenne publiée en novembre 2017, le nombre de retraits d'espèces auprès des commerçants de la zone euro ne représente guère plus de 7% du total des retraits, là où les opérations auprès des automates bancaires approchent les 40%. Ce système intéresse toutefois les distributeurs «car il répond à un besoin des consommateurs» même s'il ne s'agit pas d'«attentes massives», affirme Philippe Joguet, chargé des questions financières à la FCD (Fédération du commerce et de la distribution), en rappelant que la France possède un «réseau très dense» de plus de 55 000 distributeurs automatiques de billets (DAB).

Dans les zones rurales, ce service peut représenter un «gain de temps pour le consommateur», à qui il évite de faire deux arrêts avec sa voiture, à fortiori pour ceux qui considèrent qu'un retrait d'argent au distributeur est «risqué», souligne-t-il. Le «cash-back» intéressera également des personnes «moins alertes avec les nouvelles technologies», renchérit Matthias Berahya-Lazarus, dirigeant du groupe Bonial, ainsi que les consommateurs aux revenus très modestes, clients des hypermarchés et qui préfèrent «contrôler leurs dépenses».

Aménagement du territoire

Avec un nombre de DAB «plutôt en train de stagner, voire baisser», et une «baisse régulière du nombre de retraits», ce système illustre plutôt une «volonté d'aménagement du territoire qu'une volonté de revoir la filière des paiements en France», précise une source bancaire. «Ce sont les pouvoirs publics, plus que les banques, qui poussent pour la mise en œuvre de ce service», renchérit Marin Delattre, consultant chez Sia Partners. Par ailleurs, estime M. Delattre, le «cash-back» peut devenir «une source de revenus supplémentaires pour les commerçants si ceux-ci réussissent à prendre une commission» dessus.

Pour M. Berahya-Lazarus, au-delà du service rendu aux clients, ce système sera également utile au distributeur, la gestion du «cash» étant toujours «un problème». Or, «plus il y a de "cash" dans les caisses, plus il y a de risque d'erreurs» en fin de journée, explique-t-il. Reste que le retrait d'espèces chez les commerçants va plutôt à contre-courant du marché des paiements, lancé à pleine vitesse dans le développement de nouvelles solutions numériques avec l'idée, plus ou moins assumée, que l'argent physique finira un jour par disparaître. Cet horizon semble d'ailleurs en partie matérialisé: «en Chine, les transactions en "cash" sont devenues extrêmement marginales», pointe M. Berahya-Lazarus.

(L'essentiel/afp)

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Les commentaires les plus populaires

  • @fausse grande nouvelle le 10.09.2018 18:16 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    avez vous au moins pris la peine de lire l'article? navrant comme toujours

  • Grand Maître le 10.09.2018 12:25 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Caisses automatiques quel bazar ! !!. C'est compliqué leur truc.

  • WhatTheHell le 10.09.2018 14:04 Report dénoncer ce commentaire

    Heuuuuu ... Le "cash-back" c'est lorsque l'on récupère une partie sur un compte lors d'achat en ligne.

Les derniers commentaires

  • Philippe le 11.09.2018 03:26 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Oui en Belgique ça existe en caisse depuis longtemps en effet. Ceux qui disent de lire l'article ne connaissent pas la pratique belge, mais s'ils habitent en Europe de l'est, normal.

  • @fausse grande nouvelle le 10.09.2018 18:16 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    avez vous au moins pris la peine de lire l'article? navrant comme toujours

  • Fausse grande nouvelle le 10.09.2018 16:56 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    En Belgique on a pas inventé un grand nom pour ça mais on le fait depuis des années et des années, donc la France n'a rien inventé ...

    • @Fausse.m le 10.09.2018 18:28 Report dénoncer ce commentaire

      Lisez l'article d'abord.

  • Nimp le 10.09.2018 14:48 Report dénoncer ce commentaire

    Toujours en retard d'une guerre, les chèques, les impôts non prélevés à la source, etc.

  • WhatTheHell le 10.09.2018 14:04 Report dénoncer ce commentaire

    Heuuuuu ... Le "cash-back" c'est lorsque l'on récupère une partie sur un compte lors d'achat en ligne.