Aux États-Unis

03 décembre 2021 07:13; Act: 03.12.2021 09:20 Print

Le Congrès évite une paralysie de l’État fédéral

Les parlementaires américains avaient jusqu’à vendredi pour éviter une paralysie de l’Administration fédérale dès ce week-end. Il reste désormais le plafond de la dette à relever avant le 15 décembre.

storybild

Les élus du Congrès des États-Unis ne vont pas chômer ces prochaines heures pour tenter d’arracher un accord de dernière minute. (photo: AFP)

Sur ce sujet
Une faute?

Après de longues journées de tractations, le Congrès américain est parvenu jeudi soir à repousser in extremis la menace d’une paralysie des services fédéraux du pays, mais doit affronter sans attendre d’autres dossiers brûlants sur la colline du Capitole. Par 69 voix contre 28, le Sénat a approuvé une loi de finances qui prolonge le budget actuel jusqu’au 18 février, adoptée quelques heures plus tôt à la Chambre des représentants.

Ce texte a fait l’objet de négociations acharnées au Congrès américain, une poignée d’élus républicains ayant tenté de provoquer une paralysie des services fédéraux -- ne serait-ce que quelques jours -- pour protester contre les obligations vaccinales mises en place par le gouvernement Biden.

Situation très impopulaire

Il revient désormais au président démocrate de promulguer ce budget avant vendredi minuit afin d’éviter que les financements de l’État fédéral ne soient soudainement coupés, forçant des centaines de milliers de travailleurs au chômage technique.

Soucieux d’éviter cette situation très impopulaire chez les Américains, le président Biden et les responsables parlementaires, démocrates comme républicains, avaient exhorté leurs troupes à rentrer dans le rang et approuver ce texte sans attendre. Le chef de la majorité démocrate au Sénat Chuck Schumer s’est réjoui de ce rare moment d’union dans un Congrès d’ordinaire abonné aux querelles partisanes. «Je remercie les élus de cette chambre de nous avoir protégés d’une paralysie inutile et coûteuse», a-t-il dit.

Plafond de la dette

Ce risque maintenant écarté, les élus doivent sans tarder déjouer une menace tout aussi cruciale: ils ont jusqu’au 15 décembre pour relever la capacité d’endettement des États-Unis afin d’éviter le premier défaut souverain de la plus grande puissance économique mondiale. Sans quoi l’Amérique pourrait se trouver à court d’argent et dans l’incapacité d’honorer ses paiements, une situation potentiellement catastrophique que les grandes puissances à travers le monde surveillent de près.

Les États-Unis, qui comme toutes les grandes économies ou presque vivent à crédit depuis des décennies pour ce qui concerne la dépense publique, ont déjà relevé à de multiples reprises ce fameux «plafond». Mais les républicains ont commencé pendant la présidence Obama à faire de cette procédure législative de routine un instrument de pression politique. Ils refusent cette fois de donner le feu vert à une suspension de la limite d’endettement, qui reviendrait selon eux à faire un chèque en blanc à Joe Biden pour financer ses projets d’investissements.

Et exhortent les démocrates à l’approuver seuls, à travers une manœuvre parlementaire laborieuse, accusant le camp Biden de contribuer à une inflation record à laquelle les Américains sont très sensibles en période d’achats de Noël.

Maternelle et climat

Si le Congrès parvient à se débarrasser de ces chantiers à temps, il pourra enfin débattre du gigantesque volet d’investissements sociaux et écologiques voulus par Joe Biden, ce que la Maison-Blanche attend avec impatience. Ce projet de 1750 milliards de dollars, qui prévoit entre autres la maternelle gratuite pour tous et de copieux financements pour réduire les émissions américaines de gaz à effet de serre, est bloqué depuis des mois au Parlement américain.

Or Joe Biden compte désespérément sur ces mesures, très populaires auprès des Américains selon les sondages, pour relancer sa présidence. Le chef de la majorité démocrate au Sénat s’est engagé à ce que ce texte soit adopté avant Noël. Ce scénario, comme tant d’autres au Congrès, reste pour l’instant très incertain.

(L'essentiel/AFP)

Vous venez de publier un commentaire sur notre site et nous vous en remercions. Les messages sont vérifiés avant publication. Afin de s’assurer de la publication de votre message, vous devez cependant respecter certains points.

«Mon commentaire n’a pas été publié, pourquoi?»

Notre équipe doit traiter plusieurs milliers de commentaires chaque jour. Il peut y avoir un certain délai entre le moment où vous l’envoyez et le moment où notre équipe le valide. Si votre message n’a pas été publié après plus de 72h d’attente, il peut avoir été jugé inapproprié. L’essentiel se réserve le droit de ne pas publier un message sans préavis ni justification. A l’inverse, vous pouvez nous contacter pour supprimer un message que vous avez envoyé.

«Comment s’assurer de la validation de mon message?»

Votre message doit respecter la législation en vigueur et ne pas contenir d’incitation à la haine ou de discrimination, d’insultes, de messages racistes ou haineux, homophobes ou stigmatisants. Vous devez aussi respecter le droit d’auteur et le copyright. Les commentaires doivent être rédigés en français, luxembourgeois, allemand ou anglais, et d’une façon compréhensible par tous. Les messages avec des abus de ponctuation, majuscules ou langages SMS sont interdits. Les messages hors-sujet avec l’article seront également supprimés.

Je ne suis pas d’accord avec votre modération, que dois-je faire?

Dans votre commentaire, toute référence à une décision de modération ou question à l’équipe sera supprimée. De plus, les commentateurs doivent respecter les autres internautes tout comme les journalistes de la rédaction. Tout message agressif ou attaque personnelle envers un membre de la communauté sera donc supprimé. Si malgré tout, vous estimez que votre commentaire a été injustement supprimé, vous pouvez nous contacter sur Facebook ou par mail sur feedback@lessentiel.lu Enfin, si vous estimez qu’un message publié est contraire à cette charte, utilisez le bouton d’alerte associé au message litigieux.

«Ai-je le droit de faire de la promotion pour mes activités ou mes croyances?»

Les liens commerciaux et messages publicitaires seront supprimés des commentaires. L’équipe de modération ne tolérera aucun message de prosélytisme, que ce soit pour un parti politique, une religion ou une croyance. Enfin, ne communiquez pas d’informations personnelles dans vos pseudos ou messages (numéro de téléphone, nom de famille, email etc).

L'espace commentaires a été désactivé
L'espace commentaires des articles de plus de 48 heures a été désactivé en raison du très grand nombre de commentaires que nous devons valider sur des sujets plus récents. Merci de votre compréhension.

Les commentaires les plus populaires

  • Palamunitan le 03.12.2021 11:23 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Les USA sont en credit-card depuis trop longtemps… Un jour ils retourneront pour chasser le bison (disparu)…

  • Dam le 03.12.2021 15:54 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Une blague, ca passe toujours

Les derniers commentaires

  • Dam le 03.12.2021 15:54 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Une blague, ca passe toujours

  • Palamunitan le 03.12.2021 11:23 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Les USA sont en credit-card depuis trop longtemps… Un jour ils retourneront pour chasser le bison (disparu)…

    • Terry le 03.12.2021 13:30 Report dénoncer ce commentaire

      Le danger dans ce cas est qu'ils veuillent aller chasser le bison en Russie ou en Chine!!!... :-((