Économie mondiale

30 septembre 2020 11:58; Act: 30.09.2020 12:47 Print

Le Covid détruit des milliers d'emplois

La pandémie de coronavirus fait vaciller des pans entiers de l'économie mondiale parmi lesquels l'aérien, l'automobile, la distribution, l'énergie et les loisirs.

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American Airlines va supprimer 41 000 emplois. (photo: AFP/joe Raedle)

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Les gros plans sociaux ne sont que la partie émergée de la crise. La pandémie met également en difficulté une multitude de petites entreprises et détruit en silence de nombreux emplois précaires.

1. Turbulences dans l'aérien

Deux grandes compagnies latino-américaines, la chileno-brésilienne LATAM et la colombienne Avianca, se sont placées en mai sous la protection de la loi américaine sur les faillites. Des compagnies plus petites, comme les sud-africaines South African Airways et Comair, la britannique Flybe ou les branches autrichienne et française de Level (IAG) ont été emportées. En dépôt de bilan, le géant australien Virgin Australia a été racheté par une société américaine.

D'autres tiennent au prix de coupes drastiques, comme les américaines American Airlines (plus de 41 000 départs), Delta Air Lines (plus de 40 000) et United Airlines (jusqu'à 36 000), l'allemande Lufthansa (22 000), Air Canada (au moins 19 000), les britanniques British Airways (12 000), EasyJet (4 500) et Virgin Atlantic (3 150), Air France (7 500), l'australienne Qantas (6 000), la scandinave SAS (5 000), l'irlandaise Ryanair (3 250) ou encore Icelandair (2 000). American Airlines et United Airlines ont prévenu que, faute de nouvelles subventions, elles pourraient licencier respectivement 19 000 et 13 000 salariés supplémentaires à partir du 1er octobre.

Pour limiter la casse, l'Allemagne a volé au secours de Lufthansa et de Condor, la France et les Pays-Bas ont fait de même avec Air France-KLM. L'Italie et le Portugal ont opté pour une nationalisation d'Alitalia et de la TAP.

Côté constructeurs, Boeing compte supprimer au moins 16 000 emplois, Airbus 15 000, le canadien Bombardier 2 500, tandis que les fabricants de moteurs américain General Electric et britannique Rolls-Royce vont sabrer 12 600 et 9 000 postes. L'équipementier français Safran a déjà supprimé 10 000 postes dans le monde.

De nombreux aéroports, donc ceux de Paris, de Copenhague, de Gatwick et de Francfort, ont annoncé des coupes. Et dans les services aéroportuaires, le groupe Swissport va supprimer plus de 4 000 emplois au Royaume-Uni.

Dans le tourisme, le premier voyagiste mondial TUI va détruire 8 000 emplois, la maison mère des hôtels Premier Inn 6 000 emplois.

2. Sorties de route dans l'automobile

L'annonce de 15 000 suppressions de postes chez Renault et la faillite du loueur américain Hertz en Amérique du Nord sont deux révélateurs de la crise dans l'automobile. Il ne s'agit pas de cas isolés. L'allemand BMW supprime 6 000 emplois. Nissan ferme une usine employant 3 000 ouvriers à Barcelone. Au Royaume-Uni, plus de 6 000 suppressions de postes ont déjà été annoncées, notamment chez Jaguar Land Rover, Aston Martin, Bentley et McLaren.

Le constructeur du poids lourds suédois Volvo Group supprime 4 100 emplois dans le monde, l'allemand MAN 9 500 (dont environ 3 500 en raison de la pandémie).

Chez les équipementiers, le français Valeo a annoncé 12 000 destructions de postes, les allemands Mahle et Schaeffler respectivement 7 600 et 4 400 postes.

3. Faillites dans la distribution

La pandémie a été fatale à de nombreuses enseignes. Au Royaume-Uni, le groupe Intu, propriétaire d'énormes centres commerciaux, a déposé le bilan, tout comme la chaîne britannique de vêtements Laura Ashley et le spécialiste de la location-vente de produits pour la maison BrightHouse. La chaîne de distribution Marks and Spencer supprime 7 000 emplois, les grands magasins Debenhams 2 500 postes, ainsi que le groupe de bricolage et matériaux Travis Perkins.

En France, de nombreuses marques d'habillement (La Halle, André et Naf Naf, Orchestra-Prémaman...) ont été placées en redressement judiciaire, avant d'être rachetées au prix de réductions d'effectifs. En Allemagne, les grands magasins Karstadt Kaufhof vont supprimer 6 000 emplois.

Aux États-Unis, les grands magasins Stage Stores et les chaînes de vêtements J.C. Penney et JCrew sont en faillite. Le groupe de cosmétiques Estée Lauder compte supprimer jusqu'à 2 000 postes.

Faillite également dans la restauration pour la chaîne allemande Vapiano, tandis que l'enseigne britannique The Restaurant Group ferme 125 restaurants (3 000 emplois). Jusqu'à 5 000 emplois sont aussi menacés chez SSP (restauration rapide).

4. D'autres secteurs fragilisés

Dans les loisirs, Disney a annoncé la suppression de 28 000 emplois aux États-Unis, le géant américain des casinos MGM de 18 000 postes.

L'énergie, confrontée à une baisse de la demande, souffre également. Le géant des services pétroliers Schlumberger, basé à Houston, prévoit la suppression de 21 000 emplois, soit un quart de ses effectifs. Le britannique BP supprime 10 000 postes, l'anglo-néerlandais Shell entre 7 000 et 9 000 postes, les fournisseurs britanniques Centrica et Ovo respectivement 5 000 et 2 600. Le groupe texan Diamond Offshore (forages) et l'américain Whiting Petroleum Corporation (gisements de schiste) ont déposé le bilan.

(L'essentiel/AFP)

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Les commentaires les plus populaires

  • Tous en téléchômage le 30.09.2020 12:43 Report dénoncer ce commentaire

    Pas des milliers mais des MILLIONS d'emplois...

  • doumey le 30.09.2020 12:46 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    La folie humaine... Des décennies de profits exorbitants et au premier couac,on jette tout le monde dehors. On s’en rapproche,on s’en rapproche.

  • packtiech le 30.09.2020 14:05 Report dénoncer ce commentaire

    il faut féliciter les politiciens dans le monde entier.Je dis juste bravo!!

Les derniers commentaires

  • Darko le 30.09.2020 20:42 Report dénoncer ce commentaire

    Je comprends pas, on fait suppression d’emploi à l’échèle mondiale et au même temps on dit que covid ce n'est rien de plus qu’une banale grippe. Ou bien y a des gens totalement incompétent ou bien covid et beaucoup plus dangereux qu'une grippe

    • Fraise des bois le 01.10.2020 10:44 Report dénoncer ce commentaire

      @ Darko, non, le Covid n'est pas très dangereux pour la santé, il est dangereux pour l'économie, à croire que tout cela a bien été préparé mais par qui ?

  • rebelle le 30.09.2020 19:36 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Et voilà le résultat tout ceci pour une foi disant pandémie cautionnée par L OMS certains spécialistes et surtout nos gouvernements !!!! On peut leur dire merci

  • Censure le 30.09.2020 18:35 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    C'est la vie! Le problème n'est pas le covid mais le capitalisme qui encourage "l'égalité" des genres

  • écolo le 30.09.2020 16:40 Report dénoncer ce commentaire

    Mais c'est une bonne nouvelle si, l'aérien, l'automobile, la distribution, l'énergie et les loisirs, réduisent leurs activités. C'est profitable pour la planète. Il serait temps de reconnaître les effets positif du covid 19. Dommange que certains Pays, comme le notre font tout pour éviter cette décroissance.

  • packtiech le 30.09.2020 14:05 Report dénoncer ce commentaire

    il faut féliciter les politiciens dans le monde entier.Je dis juste bravo!!