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08 août 2018 14:42; Act: 08.08.2018 15:21 Print
Le «Disneyflix» devrait arriver fin 2019
Le groupe Disney, qui est en train de racheter le groupe 21st Century Fox, a publié mardi des résultats trimestriels moins bons que prévu. Mais les perspectives de développement sont immenses.

Bob Iger, CEO de Disney, mise beaucoup sur le streaming. (photo: AFP/Charley Gallay)
En Bourse, vers 22h45 GMT, le titre perdait 1% à 115,40 dollars dans les échanges électroniques suivant la clôture de Wall Street. Concernant le rachat de la plupart des actifs de Fox, pour plus de 71 milliards de dollars, «nous travaillons à assurer le feu vert d'autorités de régulation dans un certain nombre de pays», a commenté le PDG de The Walt Disney Company Bob Iger pendant une conférence téléphonique avec des analystes.
La chaîne Fox News ou le Wall Street Journal ne font pas partie de la transaction et resteront la propriété d'un «Fox» aminci. Ce mariage a reçu fin juin le feu vert des autorités de régulation américaines. Disney compte ainsi mieux combattre les géants technologiques que sont Amazon et Netflix, a redit Bob Iger, notamment en agrandissant son portefeuille de programmes avec les studios de cinéma et télévision 20th Century Fox («Avatar», «X-Men», «Les Simpsons»...).
Le streaming en ligne de mire
Dans le même but, Disney est désormais «à fond» dans le renforcement de son offre «directe aux clients», en particulier avec le lancement de sa chaîne de streaming Disney, prévue probablement «pour fin 2019», selon Bob Iger. Pour autant, a précisé M. Iger, Disney ne sera «pas dans un jeu de volume à tout prix», laissant entendre que son service de streaming devrait avoir un catalogue moins volumineux que Netxflix.
Le groupe a aussi fait part de résultats «encourageants» pour la version en streaming de sa chaîne sportive ESPN, appelée ESPN+. Concernant le troisième trimestre de son exercice décalé, le groupe a publié des résultats en nette hausse, bien qu'inférieurs aux anticipations des marchés.
Si le groupe a été aidé par les bonnes performances en salles de «Avengers : Infinity Wars» et «Les Indestructibles 2» ou encore de «Black Panther», il a en revanche pâti de baisses d'abonnés pour certaines chaînes de télévision et d'une hausse globale des coûts de production et d'achats de contenus.
Calendrier défavorable pour les parcs
Le segment «Studios» a vu son chiffre d'affaires croître de 20% à 2,9 milliards de dollars pour un bénéfice opérationnel de 708 millions de dollars, en progrès de 11% sur un an. Les parcs d'attractions (5,2 milliards de chiffre d'affaires, +6%) ont pâti d'un effet de calendrier défavorable, avec une semaine de moins aux vacances de Pâques.
Le taux de remplissage des hôtels a baissé mais cela a été en partie compensé par une hausse des dépenses moyennes par visiteur. Les ventes de produits dérivés ont connu un repli de 8% de leur chiffre d'affaires, à 1 milliard de dollars, en raison de ventes décevantes de produits «Spiderman» ou «Cars». Concernant sa division médias (6,15 milliards de c.a., +5%), le câble a vu son bénéfice opérationnel baisser de 5% mais celui des autres chaînes a crû de 43% grâce à de meilleures ventes de programmes, notamment.
(L'essentiel/afp)

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