Crise en France

13 septembre 2016 11:00; Act: 13.09.2016 13:18 Print

Le dossier Alstom entraîne des remous politiques

Les éditorialistes fustigent mardi le gouvernement français pour sa conduite du dossier Alstom, lui reprochant de ne pas avoir anticipé la situation.

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La presse n'a pas manqué de rappeler que les représentants de l'État siègent au conseil d'administration d'Alstom. (photo: AFP)

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«L'État est présent au capital d'Alstom, à hauteur de 20%, ce qui lui donne une responsabilité», rappelle Laurent Bodin de l'Alsace. «Avec un train de retard, l'exécutif a enfin réagi», déplore-t-il. «On voit un exécutif découvrir sur le tard que l'État s'est fait blouser par un groupe international. Maintenant, il veut rattraper le train», s'indigne Patrice Chabanet, du Journal de la Haute-Marne. On voit surtout «une absence criante d'anticipation», assène Dominique Garraud, de la Charente Libre.

Jean-François Laville, dans l'Est éclair, assure que «les informations permettent d'affirmer que l'État était parfaitement au courant de la situation» et que «des courriers d'alerte ont été envoyés depuis des mois au ministre de l'Économie, un certain Emmanuel Macron». «Il paraît difficile d'imaginer que l'État, certes seulement actionnaire minoritaire, découvre une situation connue de tous», reconnaît Philippe Marcacci, de l'Est Républicain. Et d'ajouter: «Des leviers existent. Pourquoi avoir attendu le terminus pour les actionner?».

«Désintérêt et incompétence»

Pour Jean Levallois, de la Presse de la Manche, «cette émotion sincère, accompagnée d'une évidente surprise ne peut tout de même pas faire oublier qu'avec 20% du capital, les représentants de l'État siègent au conseil d'administration. La surprise émue n'est donc qu'un mensonge pour trouver une contenance».

La réponse de l'État «arguant l'ignorance du dossier bien qu'étant principal actionnaire avec 20% du capital, laisse sans voix. Et sans voie», ironise Paul Caraci, du Midi Libre. Xavier Brouet, du Républicain lorrain, hésite entre «désintérêt et incompétence», «vacance du pouvoir ou amateurisme» devant «l'ampleur de ce fiasco». Bertrand Meinnel, du Courrier picard, a choisi. Pour lui, ce dossier Alstom est «une nouvelle marque de l'incompétence de l'État actionnaire d'entreprise».

400 salariés concernés

Le maintien de la production de locomotives Alstom à Belfort est désormais un «objectif» fixé par François Hollande. Le cap a été fixé lundi matin à l’Élysée, en présence des ministres concernés (Économie, Industrie, Transports). «Le président nous a fixé un objectif, celui de faire en sorte qu'à Belfort les activités ferroviaires d'Alstom soient maintenues», a déclaré Michel Sapin à l'issue de cette réunion.

L'arrêt de la production de trains à Belfort d'ici à 2018, annoncé mercredi dernier, est devenu un enjeu national à huit mois de l'élection présidentielle. Le groupe prévoit de déplacer sa production de locomotives de Belfort vers Reichshoffen (Bas-Rhin), sans fermeture de site ni plan social, mais avec «une proposition de transfert» vers ses autres usines françaises pour les 400 salariés concernés.

(L'essentiel/AFP)

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Les commentaires les plus populaires

  • kikou le 13.09.2016 12:05 Report dénoncer ce commentaire

    Vous ne comprenez pas. L Etat est actionnaire à 20% pour toucher des dividendes quand il y en a. Le reste....pas la, sais pas. :-)

Les derniers commentaires

  • kikou le 13.09.2016 12:05 Report dénoncer ce commentaire

    Vous ne comprenez pas. L Etat est actionnaire à 20% pour toucher des dividendes quand il y en a. Le reste....pas la, sais pas. :-)