Espagne

15 novembre 2019 08:04; Act: 15.11.2019 09:53 Print

Le fondateur de Zara investit dans l'immobilier

Le milliardaire espagnol, Amancio Ortega, fondateur de l'empire de mode Zara, fait fructifier ses bénéfices en investissant dans l'immobilier.

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Les acquisitions d'Amancio Ortega se font «uniquement dans les capitales de grands pays stables», dans des quartiers prestigieux et exempts de brusques mouvements immobiliers. (photo: AFP/Miguel Riopa)

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Dernière acquisition, début novembre: celle d'un complexe de bureaux occupé par Facebook à Seattle, pour 415 millions de dollars (376 millions d'euros). Elle suit de quelques mois celle du «Troy Block» dans la même ville, qui abrite une partie du siège d'Amazon, pour 740 millions de dollars. Au total, le portefeuille immobilier du roi de la «mode rapide» frôlait fin 2018 les dix milliards d'euros, selon les dernières données disponibles communiquées par Pontegadea Inversiones, sa holding immobilière.

Pontegadea récolte puis réinvestit dans l'immobilier la quasi-totalité des dividendes engrangés par l'entrepreneur, qui se sont élevés à 1,6 milliard d'euros en 2019, a expliqué un porte-parole de la holding. Le discret entrepreneur de 83 ans s'est retiré de la gestion exécutive de son groupe Inditex (huit marques dont Zara et Massimo Dutti), mais il en possède toujours 59%.

«Diversifier et préserver» la fortune amassée

Modeste fabricant de robes de chambre de Galice (nord-ouest) à l'origine, il est actuellement le sixième homme le plus riche du monde selon la revue Forbes. «C'est habituel pour les entrepreneurs qui accumulent du capital grâce à leurs affaires d'avoir un véhicule d'investissement qui gère cet excès», explique Juan Carlos Amaro, professeur de finances à l'école de commerce Esade.

L'objectif est de «diversifier et préserver» la fortune amassée tout en construisant un «refuge» face aux fluctuations de la Bourse, détaille-t-il. En visant l'immobilier, l'objectif de M. Ortega - réputé pour sa prudence en affaires - n'est pas de spéculer mais d'investir sur le long terme. Il a choisi «une activité assez conservatrice, sans grande rentabilité mais suffisamment stable», confirme un porte-parole de Pontegadea.

Hors de question d'investir dans l'immobilier résidentiel, potentiellement plus rentable mais à la réputation sulfureuse en Espagne, depuis la bulle immobilière des années 2000. Son portefeuille se compose principalement de bureaux et de magasins, ainsi que de quelques hôtels. Outre de nombreux édifices à Madrid et Barcelone, Amancio Ortega est désormais le premier propriétaire immobilier de la célèbre artère commerçante d'Oxford Street à Londres. À Paris, il possède notamment la boutique Apple du quartier de l'Opéra et un immeuble sur les Champs-Élysées.

(L'essentiel/afp)