Fabricant d'armes

15 février 2018 13:34; Act: 15.02.2018 14:01 Print

Le groupe Kalachnikov passe dans le giron privé

Le producteur d'armes, jusqu'à présent majoritairement contrôlé par l'État russe, est officiellement passé jeudi sous le contrôle d'investisseurs privés.

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L'AK-47 est l'une des armes les plus utilisées dans les conflits. (photo: AFP/Lionel Bonaventure)

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Le fabricant d'armes russe Kalachnikov, connu pour son légendaire fusil AK-47, est désormais à majorité contrôlé par des investisseurs privés après la finalisation, annoncée jeudi, du désengagement partiel des pouvoirs publics. Le conglomérat d'État russe Rostec a annoncé dans un communiqué avoir bouclé la réduction de sa participation de 51% à 25% plus une action, au profit de son directeur général Alexeï Krivoroutchko, déjà actionnaire.

«Le coût de la transaction s'élève à plus de 1,5 milliard de roubles», soit environ 21 millions d'euros, a précisé Kalachnikov. Cela représente une valorisation quasiment doublée par rapport à 2014, quand des investisseurs avaient été appelés pour aider à redresser le fabricant qui sortait alors d'une longue période de déclin, a observé Rostec. Ce désengagement progressif de l'État russe s'inscrit dans une transformation en profondeur depuis quelques années du légendaire fabricant de fusils d'assaut. Ses produits se diversifient et connaissent un succès croissant à l'export malgré les sanctions américaines le visant à cause de la crise ukrainienne.

Fondée en 1807 à Ijevsk (1 300 kilomètres à l'est de Moscou), l'ex-usine Ijmach a été transformée depuis 2013, quand Rostec l'a fusionnée avec une fabrique voisine, Ijmekh, et renommé l'ensemble du nom de son plus célèbre employé, Mikhaïl Kalachnikov, l'inventeur du AK-47 mort fin 2013, à 94 ans. L'un des derniers actes publics du créateur du fusil le plus vendu au monde avait été de dénoncer auprès de Vladimir Poutine le déclin de l'entreprise, une mauvaise gestion et les bas salaires des ouvriers. Après l'arrivée d'actionnaires privés, dont M. Krivoroutchko, un changement d'image a été opéré avec de nouveaux modèles et une diversification (vêtements, couteaux, boutiques de souvenirs). L'accent a été mis sur l'export malgré les sanctions américaines.

(L'essentiel/AFP)

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Les commentaires les plus populaires

  • Réaliste le 15.02.2018 16:14 Report dénoncer ce commentaire

    Bref, privatisation de la destruction! Donc desctruction de certains hommes = rentabilité et gain d'argent pour d'autres hommes, donc des gens sont heureux de fabriquer des armes à vous vendre, afin que vous vous entretuiez pour gonfler leurs comptes, bref, votre mort les fera vivre....chouette image non!? Mais bon, on vous dira que c'est pour votre bien (sérieux?!) et que c'est le marché, soit, mais c'est le principe que je n'accepte pas et que je n'accepterai jamais : mort de l'un = argent pour vivre de l'autre! Tant que cà fonctionnera ainsi, les guerres et fusillades seront "justifiables"

  • Hokapi le 15.02.2018 14:37 Report dénoncer ce commentaire

    Sauf que l'arme de la photo illustrant l'article n'est pas une AK-47 mais une AK-67....

Les derniers commentaires

  • Réaliste le 15.02.2018 16:14 Report dénoncer ce commentaire

    Bref, privatisation de la destruction! Donc desctruction de certains hommes = rentabilité et gain d'argent pour d'autres hommes, donc des gens sont heureux de fabriquer des armes à vous vendre, afin que vous vous entretuiez pour gonfler leurs comptes, bref, votre mort les fera vivre....chouette image non!? Mais bon, on vous dira que c'est pour votre bien (sérieux?!) et que c'est le marché, soit, mais c'est le principe que je n'accepte pas et que je n'accepterai jamais : mort de l'un = argent pour vivre de l'autre! Tant que cà fonctionnera ainsi, les guerres et fusillades seront "justifiables"

  • Hokapi le 15.02.2018 14:37 Report dénoncer ce commentaire

    Sauf que l'arme de la photo illustrant l'article n'est pas une AK-47 mais une AK-67....

    • Hokapi le 15.02.2018 14:50 Report dénoncer ce commentaire

      AK-87 pardon