Industrie pharmaceutique

16 septembre 2019 08:46; Act: 16.09.2019 13:23 Print

Le groupe Purdue Pharma va se déclarer en faillite

L'entreprise pharmaceutique, qui fait l'objet de 2 000 plaintes et dont un antidouleur est accusé d'être à l'origine de la crise des opiacés, va se déclarer en faillite.

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L'accord doit permettre d'éviter une procédure longue et coûteuse. (photo: AFP/Drew Angerer)

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Le groupe pharmaceutique américain Purdue Pharma a annoncé dimanche qu'il allait se déclarer en faillite dans le cadre d'un accord à l'amiable, espérant en tirer dix milliards de dollars pour solder des milliers de plaintes liées à la crise des opiacés. Le président de Purdue, Steve Miller, a précisé que cet accord «fournira des milliards de dollars et des ressources essentielles aux collectivités de tout le pays qui tentent de faire face à la crise des opiacés».

En vertu de cet accord, toutefois assujetti à l'approbation d'un tribunal, la totalité de la valeur du groupe Purdue sera versée à un organisme établi au bénéfice des plaignants et de la population américaine. Purdue Pharma, fabricant d'un des principaux médicaments antidouleur aux opiacés, l'OxyContin, fait l'objet de plus de 2 000 plaintes. Le groupe a déclaré s'être placé sous la protection de la loi américaine sur les faillites et a précisé que le conseil d'administration d'une nouvelle entreprise serait choisi par les plaignants avant d'être approuvé par le tribunal des faillites.

M. Miller a également indiqué que cette restructuration éviterait de «gaspiller des centaines de millions de dollars et des années en litiges prolongés». Dans le cadre de l'accord, l'entreprise pourrait fournir des millions de médicaments nécessaires au traitement de la toxicomanie, tels que le Nalmefene et le Naloxone, gratuitement ou à coût faible. En plus de l'abandon du contrôle de Purdue, la riche famille américaine Sackler pourrait à titre privé devoir notamment contribuer à hauteur de trois milliards de dollars. Très influents au sein du gotha new-yorkais, les Sackler ont bâti leur fortune sur l'OxyContin, ce puissant antidouleur accusé d'être au cœur de la crise des opiacés à l'origine de 47 000 morts par overdose aux États-Unis en 2017.

(L'essentiel/afp)

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