Retrait d'une offre

14 août 2014 10:06; Act: 14.08.2014 10:11 Print

Le rachat du Club Med se complique

Le titre du Club Méditerranée était en nette baisse jeudi matin à la Bourse de Paris, après le retrait de l'offre commune du français Ardian et du chinois Fosun, qui laisse le champ libre à l'italien Bonomi.

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Club Med en nette baisse après le retrait de l'offre Ardian-Fosun (photo: AFP)

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À 09h34, la valeur perdait 1,63% à 21,10 euros, alors que l'indice CAC 40 lâchait 0,31%. La bataille pour la conquête du Club Méditerranée a connu jeudi un nouveau rebondissement avec le retrait de l'offre commune de la société française d'investissement Ardian et du conglomérat chinois Fosun. Fosun, premier actionnaire du gestionnaire de villages de vacances, continue toutefois à «réfléchir» à ses options dans ce dossier.

Cette annonce intervient au lendemain de la validation par les autorités boursières d'une OPA rivale bien plus généreuse émanant de l'homme d'affaires italien Andrea Bonomi au prix de 21 euros par action. L'offre de M. Bonomi «a désormais toutes les chances d'aboutir», relève le courtier Gilbert Dupont dans une note. Cela éloigne pour l'heure la perspective d'une bataille boursière qui aurait pu conduire à un relèvement du prix proposé, ce qui pouvait peser sur le cours de Bourse jeudi, lequel revenait vers 21 euros, après avoir évolué assez nettement au-dessus de ce seuil ces derniers temps.

Pour le courtier, «la principale incertitude concerne les intentions d'Ardian et Fosun qui détenaient au 31 juillet respectivement 8,3% et 10% du capital (contre 9,9% détenus par Strategic Holdings, le holding d'A. Bonomi)». Il rappelle en outre que l'offre de l'italien «est conditionnée à l'obtention d'au moins 50% du capital». Enfin Gilbert Dupont considère que le prix de 21 euros est «attractif, d'autant que le Club Med évolue dans un contexte sectoriel compliqué (au 15 mai les réservations été ressortaient en baisse de -3%) et (que) l'éventualité d'une sortie de Fosun du capital du groupe pourrait ralentir le développement en Chine».

(L'essentiel/AFP)