Secteur bancaire

20 février 2020 10:04; Act: 20.02.2020 10:35 Print

Les suppressions d'emplois, signe d'une mutation

Le nombre de banques prévoyant de supprimer des postes ne cesse de grandir. Le signe d'un bouleversement à l'œuvre dans le secteur.

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18 000 suppressions de postes sont par exemple prévues pour l'allemand Deutsche Bank et 4 300 pour son compatriote Commerzbank. (photo: AFP)

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Santander, Deutsche Bank, Commerzbank, UniCredit, HSBC... La liste des banques prévoyant de supprimer des postes ne cesse de s'allonger, signe d'une profonde mutation à l'œuvre dans le secteur, couplée à un environnement économique semé d'embûches. Le géant bancaire sino-britannique HSBC a promis mardi, une réorganisation radicale impliquant la possible suppression de 35 000 emplois en trois ans et une sévère réduction de voilure aux États-Unis et en Europe.

Ces coupes vont s'ajouter à celles déjà réalisées ou programmées par d'autres poids lourds du secteur: 8 000 suppressions chez l'italien UniCredit d'ici à 2023, 18 000 pour l'allemand Deutsche Bank et 4 300 pour son compatriote Commerzbank, ou encore 3 200 du côté de l'espagnol Santander, pour ne citer que les plus importantes. Au total, près de 100 000 suppressions de postes ont été annoncées au cours des derniers mois à l'échelle mondiale, dont une large part en Europe. Le secteur bancaire est-il appelé à devenir la sidérurgie du XXIe siècle, comme certains observateurs le prédisent? La question est encore loin d'être tranchée, car si les banques suppriment des postes, elles créent aussi beaucoup de nouveaux emplois.

Révolution numérique

En France par exemple, elles ont réalisé 42 300 embauches en 2018. Si la baisse des effectifs est réelle dans le pays ces dernières années, elle se fait à marche lente, moins de 1% en moyenne depuis 2011, selon les chiffres de la Fédération bancaire française. Et rares sont les licenciements, le gros des suppressions de postes étant réalisé par le non-remplacement de départs en retraite ou le redéploiement de salariés sur d'autres métiers. «La relation bancaire change de nature, il faut sans doute moins d'agences et de guichetiers, mais il faut plus de spécialistes de la relation web, du e-commerce ou de l'analyse des données», explique à l'AFP Eric Dor, directeur de recherche à l'Institut d'économie scientifique et de gestion (IESEG).

Comme d'autres pans de l'économie, le secteur bancaire est en effet heurté de plein fouet par la révolution numérique, qui modifie les comportements et les attentes des consommateurs: ils sont de moins en moins enclins à se rendre en agence ou à subir le joug d'un conseiller bancaire. «Le secteur bancaire a besoin de moins d'emplois. La technologie permet aux clients de faire de plus en plus de choses par eux-mêmes et il y a par conséquent besoin de moins de personnel pour fournir le même niveau de service», a récemment souligné Jean Beunardeau, directeur général de HSBC France. Les nouvelles technologies favorisent par ailleurs l'émergence de nouveaux concurrents, venus souvent du numérique. Plus innovants, plus agiles, ils ont su mieux comprendre les aspirations nouvelles des clients.

Pour contrer cette concurrence grandissante, les grandes banques doivent réaliser de coûteux investissements pour faire évoluer des systèmes informatiques souvent vieillissants et peu performants.

(L'essentiel/afp)

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Les commentaires les plus populaires

  • pèpètes le 20.02.2020 12:55 Report dénoncer ce commentaire

    sans compter celles qui dégraissent sans faire de plan social annoncé, comme BGL-BNP, petit à petit, à l'insu de tous pour toujours plus de profits

  • Lapallisse le 20.02.2020 13:03 Report dénoncer ce commentaire

    On ne site que les grandes banques, mais de petites banques sont aussi touchées, par exemple Catella Bank va clore ses activités après s'être débarrassé des ses différents business. Et encore des gens sur le carreaux, mais eux personne n'en parle

  • Maéva Truffle le 20.02.2020 12:56 Report dénoncer ce commentaire

    C'est clair: l'avenir du Luxembourg s'assombri chaque jour un peu plus.

Les derniers commentaires

  • Jose le 22.02.2020 13:36 Report dénoncer ce commentaire

    Finalement lrs boled de neige vont faire face ala réalité... S'ils sont mariés leur femmes demanderont le divorce et les enfants... Cest normal une fois que les femmes veut toyjour d'argent et des mecs avec gros salaires pour elles pouvoir exiger la belle maizon l ecole prive les voitures les week end le shopping... Le mec va etre remplace pour l'état avec des aides sociales... Lol..

  • Jean Majordome le 21.02.2020 13:18 Report dénoncer ce commentaire

    Quand ça change, ça change, il ne faut pas se laisser démonter.

  • Antibank le 20.02.2020 22:39 Report dénoncer ce commentaire

    Les banquiers ne sont pas utiles à l humanité. C est comme l appendice.

  • Heureux participant le 20.02.2020 20:45 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Je confirme... j’y travaille... beaucoup de personnes licenciées...

  • Angelo51 le 20.02.2020 20:34 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Moins de costards et de caisses en leasing sur nos routes, que du bonheur. Saluons aussi la capacité du Luxembourg à investir dans des secteurs à avenir limité à moins de 50 ans.

    • Hegel le 21.02.2020 11:40 Report dénoncer ce commentaire

      Ce qu'il ne faut pas oublier c'est que tout le reste de la chaîne sera impacté également. Moins d'employés de banque c'est moins de clients pour la restauration, boutiques, marché auto-leasing, consommateurs tout simplement. Bref, quand les banques tombent c'est toute l'économie du pays qui trinque également. (les seuls a ne pas s'en rendre compte ce sera les fonctionnaires et autres employés communaux). Mais ça, ils vivent déjà sur une autre planète.