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19 octobre 2020 09:09; Act: 19.10.2020 10:42 Print

Metro rachète le portugais Aviludo Group

Le géant allemand de la distribution a annoncé lundi le rachat du grossiste alimentaire portugais Aviludo Group, spécialiste de la distribution pour la restauration collective.

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Metro se félicite d'une transaction lui permettant de «renforcer sa présence au Portugal». (photo: DPA)

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«Metro acquiert Aviludo Group, le second grossiste alimentaire le plus important du Portugal», indique le groupe, dans un communiqué. «Les deux parties se sont mises d'accord pour ne pas rendre publiques les éléments financiers de la transaction», précise toutefois Metro. Fondé en 1984, le groupe Aviludo, fort de ses 13 500 clients, réalise un chiffre d'affaires annuel de 152 millions d'euros et emploie 850 personnes. Il est spécialisé dans la distribution de denrées alimentaires pour les professionnels de la restauration, et les cantines.

Metro se félicite d'une transaction lui permettant de «renforcer sa présence au Portugal». L'allemand détient déjà dans le pays le grossiste Makro, qui enregistre un chiffre d'affaires annuel d'environ 398 millions d'euros. «Nous avons trouvé, avec Metro, le bon partenaire pour accélérer notre croissance», s'est de son côté félicité le PDG de Aviludo, José Ressurreição, cité dans le communiqué. La vente est désormais soumise aux autorités de régulation, précise Metro, qui s'attend à une concrétisation dès «la première partie de l'année 2021».

97 000 employés dans le monde

Jadis, un conglomérat réunissant plusieurs entreprises de distribution, Metro s'est recentré récemment sur le commerce de gros, notamment alimentaire. L'entreprise a déjà racheté ces dernières années l'allemand Rungis express, le français Pro à Pro et le singapourien Classic Fine Foods. Metro employait fin 2019 plus de 97 000 personnes dans le monde pour un chiffre d'affaires de 27 milliards d'euros.

Le distributeur a été l'objet la semaine dernière d'une tentative de rachat par la holding EP Global Commerce, contrôlée par le milliardaire tchèque Daniel Kretinsky, par ailleurs propriétaire du journal Le Monde. Cette offre, valorisant le groupe à 3 milliards d'euros, a été jugée trop peu élevée par le directoire du groupe, qui a recommandé jeudi à ses actionnaires «de ne pas l'accepter».

(L'essentiel/AFP)