Guerre commerciale

20 juillet 2019 19:45; Act: 20.07.2019 19:52 Print

Pékin ouvre les vannes de son marché financier

En conflit avec les États-Unis, la Chine entend ouvrir dès 2020 son secteur financier aux investissements étrangers. Une petite révolution dans l'empire du Milieu.

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Jusqu'à présent, les firmes étrangères devaient s'associer à un partenaire local, car elles n'étaient pas autorisées à détenir plus de 49% du capital de leur co-entreprise. (photo: AFP)

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La Chine a annoncé ce samedi son intention d'ouvrir plus largement son secteur financier aux investissements étrangers, dès 2020. Cette décision est à interpréter comme un geste de bonne volonté à l'égard de Washington au vu du conflit commercial qui les oppose.

Désormais, les entreprises financières étrangères (gestionnaires d'actifs, compagnies d'assurance, fonds de pension) pourront investir en Chine sans être bloquées par un plafond limitant leur participation. Et ce dès 2020, soit un an avant le calendrier prévu, a annoncé samedi le Comité de stabilité financière et de développement.

D'autres barrières vont sauter en 2020

Jusqu'à présent, les firmes étrangères devaient s'associer à un partenaire local, car elles n'étaient pas autorisées à détenir plus de 49% du capital de leur co-entreprise. En conséquence, leur part de marché n'atteignait que 5,16% à fin 2016, dans un secteur dominé par quelques mastodontes locaux.

D'autres barrières à l'entrée vont sauter dès l'an prochain, comme l'obligation pour les assureurs non-chinois d'être en activité depuis plus de 30 ans. Ou, pour les gestionnaires d'actifs, l'interdiction de détenir plus de 25% d'une entreprise chinoise. Enfin, les agences de notation internationales seront autorisées à évaluer un plus grand nombre d'obligations et de titres de dette.

En novembre, Pékin avait fait une exception pour deux assureurs européens, autorisant l'allemand Allianz à lancer une filiale à capitaux 100% étrangers et le français Axa à prendre le contrôle de sa co-entreprise. Pas suffisant pour les États-Unis et l'UE, qui réclament que la Chine ouvre davantage son économie.

(L'essentiel/afp)