Réformes structurelles

13 mars 2018 09:01; Act: 13.03.2018 11:24 Print

Pour contrôler sa dette, la Chine surveille la finance

Les autorités chinoises ont annoncé une série de mesures afin de stabiliser l'économie. L'enjeu est notamment de limiter la bulle de la dette publique et privée.

storybild

La Chine veut mieux contrôler les nouveaux outils financiers. (photo: AFP)

Sur ce sujet
Une faute?

Dette colossale, failles réglementaires, produits d'investissement opaques... Soucieuse de contrer plus efficacement les risques financiers qui menacent son économie, la Chine va fusionner ses autorités de régulation du secteur bancaire et des assurances, tout en musclant le rôle de la banque centrale. La fusion du gendarme des banques (CBRC) et de celui des assureurs (CIRC) s'inscrit dans un vaste projet de réorganisation des ministères et des administrations centrales.

Le rapprochement vise à rendre «plus solide et plus efficace le cadre réglementaire» et à mieux «empêcher l'émergence de risques financiers systémiques», a expliqué le conseiller d'État Wang Yong. À l'heure où la dette publique et privée chinoise dépasse 250% du PIB, avivant la menace d'une crise financière ou d'une déstabilisation de l'économie, Pékin a fait du combat contre les risques financiers une «bataille décisive». Le régime s'attaque à la «finance de l'ombre» (instruments de crédit peu régulés), aux créances douteuses des banques, aux produits d'investissement opaques, ainsi qu'aux conglomérats privés très endettés.

Garantir un environnement stable et concurrentiel

Jusqu'ici, la supervision financière restait strictement compartimentée... alors même que l'essor fulgurant de la finance sur Internet ou de produits de placement diffusés aussi bien par les assureurs que par des applications de paiement électronique compliquaient la donne. Dans le même temps, la responsabilité d'établir de nouvelles lois et règlements, jusqu'alors dévolue aux régulateurs, sera confiée à la banque centrale (PBOC), qui voit donc son pouvoir accru. Surtout, la banque centrale jouera un rôle de coordinateur en chef de la supervision financière.

Autre changement dévoilé mardi: la Chine va établir un «Bureau de supervision du marché», afin de garantir un environnement «équitable et concurrentiel». Il réunira la lutte antimonopoles, le contrôle de la qualité, la sécurité alimentaire, la régulation pharmaceutique... Ces différentes réformes devraient être entérinées dans les prochains jours par l'Assemblée nationale populaire (ANP), chambre d'enregistrement législative du régime.

(L'essentiel/afp)

Vous venez de publier un commentaire sur notre site et nous vous en remercions. Les messages sont vérifiés avant publication. Afin de s’assurer de la publication de votre message, vous devez cependant respecter certains points.

«Mon commentaire n’a pas été publié, pourquoi?»

Notre équipe doit traiter plusieurs milliers de commentaires chaque jour. Il peut y avoir un certain délai entre le moment où vous l’envoyez et le moment où notre équipe le valide. Si votre message n’a pas été publié après plus de 72h d’attente, il peut avoir été jugé inapproprié. L’essentiel se réserve le droit de ne pas publier un message sans préavis ni justification. A l’inverse, vous pouvez nous contacter pour supprimer un message que vous avez envoyé.

«Comment s’assurer de la validation de mon message?»

Votre message doit respecter la législation en vigueur et ne pas contenir d’incitation à la haine ou de discrimination, d’insultes, de messages racistes ou haineux, homophobes ou stigmatisants. Vous devez aussi respecter le droit d’auteur et le copyright. Les commentaires doivent être rédigés en français, luxembourgeois, allemand ou anglais, et d’une façon compréhensible par tous. Les messages avec des abus de ponctuation, majuscules ou langages SMS sont interdits. Les messages hors-sujet avec l’article seront également supprimés.

Je ne suis pas d’accord avec votre modération, que dois-je faire?

Dans votre commentaire, toute référence à une décision de modération ou question à l’équipe sera supprimée. De plus, les commentateurs doivent respecter les autres internautes tout comme les journalistes de la rédaction. Tout message agressif ou attaque personnelle envers un membre de la communauté sera donc supprimé. Si malgré tout, vous estimez que votre commentaire a été injustement supprimé, vous pouvez nous contacter sur Facebook ou par mail sur feedback@lessentiel.lu Enfin, si vous estimez qu’un message publié est contraire à cette charte, utilisez le bouton d’alerte associé au message litigieux.

«Ai-je le droit de faire de la promotion pour mes activités ou mes croyances?»

Les liens commerciaux et messages publicitaires seront supprimés des commentaires. L’équipe de modération ne tolérera aucun message de prosélytisme, que ce soit pour un parti politique, une religion ou une croyance. Enfin, ne communiquez pas d’informations personnelles dans vos pseudos ou messages (numéro de téléphone, nom de famille, email etc).

L'espace commentaires a été désactivé
L'espace commentaires des articles de plus de 48 heures a été désactivé en raison du très grand nombre de commentaires que nous devons valider sur des sujets plus récents. Merci de votre compréhension.