Washington

22 janvier 2020 15:58; Act: 22.01.2020 16:10 Print

Riyad dément avoir piraté le téléphone de Jeff Bezos

L'ambassade d'Arabie saoudite à Washington a démenti, mardi, l'implication du royaume dans le piratage via WhatsApp du smartphone du patron d'Amazon.

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Jeff Bezos, patron d'Amazon. (photo: John Locher)

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Après la publication d'articles de presse mettant en cause un message WhatsApp envoyé depuis le compte du prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane, l'ambassade d'Arabie saoudite, à Washington, a démenti mardi l'implication du royaume dans le piratage du téléphone du patron d'Amazon, Jeff Bezos.

Cette intrusion dans l'appareil du fondateur d'Amazon, commise en 2018, a conduit à la publication d'images intimes de M. Bezos, propriétaire du Washington Post qui employait comme chroniqueur Jamal Khashoggi. Ce journaliste saoudien a été assassiné la même année, au consulat saoudien, à Istanbul.

«Les récents articles qui suggèrent que le Royaume est derrière le piratage du téléphone de M. Jeff Bezos sont absurdes», a déclaré l'ambassade d'Arabie saoudite, sur son compte Twitter. «Nous demandons une enquête sur ces allégations afin que toute la lumière soit faite sur ces faits», a-t-elle ajouté.

Liaison révélée

Mardi soir, le Washington Post a rapporté que les Nations unies allaient publier mercredi un rapport affirmant que le téléphone de M. Bezos avait été piraté après la réception d'un message WhatsApp en provenance d'un compte attribué au prince Mohammed ben Salmane, le dirigeant de fait du royaume. Peu après la réception du message, une grande quantité de données ont été extraites du téléphone de M. Bezos, selon le Washington Post.

Le Guardian avait auparavant affirmé qu'un message provenant du numéro utilisé par le prince était soupçonné d'avoir véhiculé un fichier infecté qui a corrompu le téléphone, selon une investigation numérique. Les deux hommes avaient un échange apparemment amical quand le fichier indésirable a été envoyé, selon des sources citées par le Guardian.

M. Bezos avait engagé la société Gavin de Becker & Associates pour découvrir comment des messages et photographies privées avaient pu parvenir au National Enquirer. La révélation par ce journal tabloïd d'informations sur une liaison du patron d'Amazon avait conduit à son divorce.

(L'essentiel/afp)