Accord commercial

17 août 2018 10:21; Act: 17.08.2018 10:28 Print

Trump «pas pressé» de conclure sur l'Aléna

Le président américain a déclaré jeudi qu'il n'était «pas pressé» de conclure un accord de renégociation du pacte commercial Aléna avec le Mexique et le Canada.

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Si l'accord est conclu avant la fin du mois d'août, il sera possible d'obtenir l'approbation du Congrès pour le nouvel Aléna avant que le président élu du Mexique ne prenne ses fonctions le 1er décembre.

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«Si vous ne pouvez pas conclure de bon accord, ne le faites pas», a dit M. Trump lors d'une réunion de son gouvernement, alors que des responsables mexicains se sont retrouvés à Washington pour des entretiens avec le représentant américain au Commerce, Robert Lighthizer. Les négociateurs ont travaillé pendant quatre semaines consécutives pour régler les différends avec le Mexique, notamment sur les dispositions touchant l'industrie automobile.

Mais «je ne suis pas pressé. Nous voulons conclure le bon accord», a dit M. Trump. «L'Aléna a été une catastrophe pour notre pays», a-t-il répété à propos de ce pacte commercial signé il y a 24 ans. «Donc, soit nous allons faire un bon Aléna - un Aléna équitable pour nous - soit nous ne faisons pas du tout d'Aléna», a-t-il lancé.

«Leurs barrières sont trop fortes»

Le président américain a aussi de nouveau critiqué le Canada: «Leurs tarifs sont trop élevés. Leurs barrières sont trop fortes. Nous ne leur parlons même pas en ce moment». Les négociateurs commerciaux avaient pourtant semblé optimistes ces dernières semaines.

M. Lighthizer a déclaré jeudi à M. Trump: «J'espère que dans les prochains jours, nous aurons une percée. Il reste des problèmes difficiles à résoudre». Et il a indiqué que le Canada pourrait bientôt rejoindre les pourparlers. «J'ai bon espoir avec le Mexique. Et puis j'espère qu'une fois que nous aurons un accord avec le Mexique, le Canada nous rejoindra».

Le ministre mexicain de l'Économie, Ildefonso Guajardo, avait déjà récemment affirmé que le Canada rejoindrait les pourparlers une fois que les questions les plus importantes pour Mexico auraient été réglées. M. Guajardo avait souligné que les questions les plus difficiles avaient été laissées à la fin, y compris la demande des États-Unis d'approuver l'Aléna tous les cinq ans, une disposition connue sous le nom de clause «crépusculaire».

(L'essentiel/afp)