États-Unis

21 novembre 2018 16:56; Act: 21.11.2018 17:18 Print

Trump remercie Riyad... pour la baisse du pétrole

Le président américain a exprimé mercredi toute sa reconnaissance à Riyad pour avoir fait baisser le cours de l'or noir.

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Pour Donald Trump, pas question de toucher à l'alliance stratégique unissant Riyad et Washington.

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Donald Trump a remercié mercredi l'Arabie saoudite pour la baisse du prix du pétrole, au lendemain de son soutien sans faille affiché à Riyad, plus d'un mois après le meurtre du journaliste Jamal Khashoggi, critique du pouvoir.

«Les prix du pétrole baissent. Génial!», s'est félicité sur Twitter le 45e président des États-Unis. «54 dollars, c'était 82 dollars avant. Merci à l'Arabie saoudite, mais allons encore plus bas», a-t-il poursuivi. La veille, la Maison-Blanche avait surpris en publiant un communiqué réitérant un soutien sans faille à l'Arabie saoudite.

Or, le meurtre du journaliste saoudien, le 2 octobre dernier, dans le consulat saoudien d'Istanbul, a terni l'image du royaume et de son prince héritier, Mohammed ben Salmane, dont la plupart des observateurs estiment qu'il ne pouvait pas ignorer l'opération.

Un soutien inébranlable

«Il se pourrait très bien que le prince héritier ait eu connaissance de cet événement tragique - peut-être, peut-être pas!», a dit Donald Trump dans un communiqué. «Nous ne connaîtrons peut-être jamais tous les faits entourant le meurtre de Jamal Khashoggi», un «crime épouvantable que notre pays ne pardonne pas», a-t-il ajouté.

Mais pour le locataire de la Maison-Blanche, pas question de toucher à l'alliance stratégique unissant Riyad et Washington. «Les États-Unis entendent rester un partenaire inébranlable de l'Arabie saoudite», a-t-il poursuivi, insistant sur la réactivité de Riyad, à sa demande, de maintenir le prix du pétrole à des «niveaux raisonnables».

Selon plusieurs médias américains, dont le Washington Post, dans lequel écrivait M. Khashoggi, la CIA n'a plus de doutes sur la responsabilité de Mohammed ben Salmane, dit «MBS». Donald Trump a assuré mardi que l'agence américaine de renseignement extérieur n'avait «rien trouvé d'absolument certain».

(L'essentiel/afp)