Fraude fiscale

16 août 2012 19:21; Act: 16.08.2012 19:31 Print

UBS assure pratiquer la «tolérance zéro»

Le président de la banque suisse a affirmé dans un entretien à paraître jeudi que son établissement n'aidait en rien ses clients à pratiquer l'évasion fiscale.

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Selon Axel Weber, UBS n'aide «pas à contourner l'accord fiscal» signé entre Berlin et Berne qui doit mettre fin à l'évasion fiscale massive des Allemands vers la Suisse. (photo: AFP)

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«UBS n'aide aucun client à frauder le fisc (...). Sur ce point il y a chez nous une tolérance zéro», assuré Axel Weber au quotidien allemand Handelsblatt. En particulier selon M. Weber, «nous n'aidons pas à contourner l'accord fiscal» signé récemment par Berlin et Berne mais pas encore ratifié, qui doit mettre fin à l'évasion fiscale massive des Allemands vers la Suisse. M. Weber a également démenti que sa banque aidait des clients allemands à transférer en toute hâte leurs fonds vers des places financières asiatiques pour ne pas être rattrapés par le fisc allemand, comme l'indiquent quelques articles de presse.

Le président de UBS a toutefois dit que «dans une banque aussi grande (que la sienne) on ne peut exclure de manière catégorique des manquements individuels». Le nom d'UBS revient régulièrement en Allemagne lorsque sont annoncés des achats de CD volés auprès de banques suisses, censés contenir les noms de clients fraudeurs. L'accord fiscal devant mettre fin à cette pratique qui empoisonne depuis des années les relations entre les deux pays a toutefois peu de chances de rentrer en vigueur, car les États régionaux allemands contrôlés par la gauche entendent en bloquer la ratification. Ils le jugent trop indulgent avec les fraudeurs.

M. Weber est bien connu en Allemagne puisqu'il a dirigé la très influente banque centrale Bundesbank. Partisan d'une politique monétaire sévère qu'il jugeait bafouée par la Banque centrale européenne, il en avait claqué la porte avec fracas en février 2011.

(L'essentiel Online/AFP)