États-Unis

26 octobre 2011 07:44; Act: 26.10.2011 10:08 Print

Une amende de 12 millions de dollars pour UBS

Une filiale d'UBS a spéculé illégalement durant des années, aux États-Unis. La justice américaine a sanctionné ces pratiques mardi.

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UBS doit faire face à une série de scandales. (photo: Keystone)

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La Finra, l'un des régulateurs financiers américains, a condamné mardi la banque suisse UBS à une amende de 12 millions de dollars pour avoir spéculé à la baisse sur des «millions» de titres sans respecter les règles qui encadrent les ventes à découvert. Selon un communiqué de la Financial Industry Regulatory Authority, UBS Securities, la branche d'opérations sur les marchés de l'établissement helvétique n'a pas appliqué la supervision nécessaire à ces opérations de marché. Les ventes à découvert consistent à emprunter un actif dont on pense que le prix va baisser et à le vendre, avec l'espoir d'empocher un profit au moment où il faudra le racheter pour le rendre au prêteur.

Le régulateur estime que l'encadrement de ces ventes «présentait des défauts importants», ce qui a entraîné «des manquements importants (...) dans l'ensemble de ses activités d'échanges d'actions». «Conséquence de ces violations: des millions d'ordres de ventes à découvert» ont été placés sur le marché, sans que la banque ne dispose «du fondement raisonnable pour penser que ces titres pouvaient être empruntés» et donc effectivement vendus, a expliqué la Finra.

Selon l'organisme, UBS a vendu des titres qui étaient notoirement difficiles à obtenir et n'a pas répertorié comme il le fallait ces ordres dans ses systèmes, certaines ventes d'actifs financiers étant classées comme n'étant pas à découvert alors qu'elles l'étaient. «La durée, la variété et le volume des violations des règles (...) ont engendré une situation potentiellement dangereuse pour l'intégrité du marché», a souligné Brad Bennett, un responsable de la Finra.

Ce réquisitoire sévère sur les procédures d'encadrement et de contrôle au sein de la banque suisse intervient au moment où elle est dans la tourmente en raison de la fraude occasionnée par un trader à Londres, Kweku Adoboli, estimée à 1,8 milliard de francs suisses (1,5 milliard d'euros)

L'essentiel Online/AFP