Euro 2016

27 juin 2016 22:43; Act: 28.06.2016 10:00 Print

L'Islande continue de créer la surprise

L'Islande, Petit Poucet de l'Euro 2016, a créé l'énorme sensation ce lundi soir à Nice, en éliminant l'Angleterre (2-1) et affrontera la France en quart de finale.

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L'Islande chasse l'Angleterre de l'Europe et croisera la France. (photo: AFP)

op Däitsch
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Pour sa première participation à un grand tournoi, l'Islande a poussé l'exploit encore plus loin, battant logiquement une Angleterre brouillonne. Le Petit Poucet de l'Euro a tout de suite surmonté un début de match raté, un penalty de Wayne Rooney (4e), récupéré deux minutes plus tard par un coup de tête de Ragnar Sigurdsson (6e). Puis les Islandais ont mis K.-O. l'Angleterre sur un but signé Kolbeinn Sigthorsson à la construction brésilienne (18e).

Les Anglais n'ont plus jamais trouvé la solution et encaissent un échec cinglant qui devrait coûter son poste au sélectionneur Roy Hodgson (68 ans). L'Angleterre a cru se faciliter le match en ouvrant le score sur penalty, par son capitaine Wayne Rooney. Sur l'action, le gardien Hannes Halldorsson, brillant depuis le début du tournoi, a bêtement percuté Raheem Sterling qui arrivait lancé. Ses deux centraux ont assuré l'égalisation, Kari Arnason au centre et Ragnar Sigurdsson pour le coup de fouet de la tête au fond des filets, complètement lâché par Kyle Walker au marquage.

L'Islande n'a pas beaucoup tremblé

L'action du but était partie de la «spéciale» des Bleus, une touche obus de son capitaine Aron Gunnarsson, ex-handballeur. L'Islande a construit son second but sur un redoublement de passes léchées, une action magnifique arrivant à Kolbeinn Sigthorsson. Il a eu le temps d'armer, et Joe Hart n'a pas trouvé le temps de se déployer. Il a touché la balle, mais elle est lentement entrée quand même dans sa cage.

En seconde période, la domination blanche est restée brouillonne, et Sigurdsson, défenseur central, n'est pas passé loin du doublé sur un retourné acrobatique (55e)! L'Angleterre a tenté d'enfoncer une seconde pointe dans le mur islandais, Jamie Vardy, à la place de Sterling. Mais l'Islande n'a que rarement tremblé, les attaquants se montrant trop maladroits ou cherchant le penalty, comme un aveu de faiblesse. L'Islande a eu plus de balle de break, par Jon Dadi Bödvarsson (76e) ou Aron Gunnarsson (84e). Ils ont tenu jusqu'au bout, soutenus par leurs fans, et leurs deux présidents, Gudni Johannesson, élu samedi, mais qui ne doit prendre ses fonctions que le 1er août, et le sortant, Olafur Ragnar Grimsson. Il y en a qui sont contents d'être en Europe.

(L'essentiel/nxp)

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