Bataille juridico-médiatique

02 août 2012 12:50; Act: 02.08.2012 17:30 Print

Anonymous attaque les «voleurs» de son image

Après l'enregistrement de la marque et du slogan Anonymous par une société française, le groupe a publiquement lancé une offensive contre ses sites. Le patron a été contraint de s'expliquer.

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«Le logo et le slogan d’Anonymous ont été souillés et déposés à l’INPI (Institut national de la protection intellectuelle) par une entreprise de tee-shirt nommé Early Flicker ou E-Flicker. (…) Maintenant, selon la loi française, cette compagnie est propriétaire de notre logo et devise. (…) Son arrogance et son ignorance ne resteront pas impunies. Anonymous va mettre hors-ligne tout site ou business qu’elle possède et n’arrêtera pas avant que la licence ait été révoquée et des excuses publiques rendues». Anonymous a réagi rapidement à l'utilisation lucrative par un site français du nom et de la devise de leur groupe.

Il fallait s’y attendre. L’opération baptisée «AnonTrademark» répond à une provocation volontaire ou non d’E-Flicker qui, en devenant propriétaire de la marque auprès de l’institut français, pourra désormais commercialiser des objets divers avec le costume sans visage d’Anonymous. Selon l’INPI, «les conditions semblent remplies puisque la marque est déposée et qu’il n’y a pas de recours».

Le patron s'explique sur son site

Les premiers produits dérivés étaient donc déjà en ligne sur pickapop.fr, qui appartient à l’entreprise E-Flicker, selon les informations de L’essentiel Online. Mais mercredi en fin de matinée, si les divers sites de la compagnie étaient toujours en ligne, Pickapop était fermé. À la place, le dirigeant de la société, dont le nom avait été révélé par Anonymous dans une première attaque de déstabilisation, a laissé un message blanc sur fond noir pour expliquer les objectifs de son entreprise.

Appollinaire Auffret, le dirigeant, indique ainsi regretter avoir fait du tort à Anonymous et précise qu’il permet ainsi «d’aider librement ceux qui se reconnaissent» dans les valeurs du groupe. «J'échange actuellement avec l'un des comités de soutien France des Anonymes, à leur demande, je ferai ce qui leur semblera dans l'intérêt du mouvement. Les activités du site reprendrons aussitôt ce différend résolu.» Gros buzz médiatique ou véritable bataille juridique? En tout cas, Anonymous a déjà révélé sur la Toile le nom des propriétaires et de leurs entourages, et comptent bien laisser leur image dans le domaine libre. Et en général, il ne fait pas bon s’en prendre à ce groupe…

(Jonathan Vaucher/L’essentiel Online)

  • anonyme libre le 03.08.2012 07:10 Report dénoncer ce commentaire

    je trouve Mr Auffret bien hypocrite! ces excuses mielleusses sont une povocation de plus.