Sur Android

05 janvier 2016 15:48; Act: 05.01.2016 15:49 Print

Facebook a saboté volontairement son app

Afin de tester la loyauté de ses utilisateurs, le réseau social aurait généré des pannes volontaires de son app sur le système d'exploitation mobile de Google.

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L'app Facebook serait capable de remplacer un bon nombre de fonctions d'Android. (photo: AFP)

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À quel point les utilisateurs de Facebook en sont-ils dépendants? Pour le savoir, le réseau social a analysé le comportement de certains de ses membres en les utilisant comme cobayes. Il y a «plusieurs années», le réseau social a introduit volontairement pendant quelques semaines des bugs sur son app Android afin qu'elle plante, parfois durant plusieurs heures de suite, selon The Information.

Les résultats ont été plutôt positifs pour Facebook. Les utilisateurs visés ont en effet fait preuve de patience pour tenter de se reconnecter au réseau social depuis l'app sabotée ou en se rabattant sur la version pour navigateur mobile. «Les gens n'ont pas cessé de revenir», a indiqué une source à The Information. Le réseau social a par ailleurs rendu impossible pour un nombre inconnu d'utilisateurs l'installation de l'app depuis le Play Store dans plusieurs pays. À la place, il a partagé un lien de téléchargement afin d'observer si les utilisateurs étaient disposés à effectuer quelques démarches supplémentaires pour accéder à sa plateforme.

Expérimentations peu orthodoxes

Tous ces tests avaient comme objectif principal celui de s'affranchir du système de distribution et des services de Google. Facebook voulait prévenir une éventuelle soudaine hostilité du géant du web à son encontre qui aurait mené Google à retirer l'app Facebook de son Play Store, à couper les notifications ou les mises à jour automatiques. Facebook aurait ainsi mis au point une app capable de remplacer un bon nombre des fonctions de base d'Android par des solutions maison.

Ce n'est pas la première fois que Facebook s'adonne à des expérimentations peu orthodoxes. En 2012, le réseau social avait déjà altéré le fil d'actualités de ses utilisateurs dans le cadre d'une étude sur l'impact des publications positives ou négatives.

(L'essentiel/man)