Réseaux sociaux

19 décembre 2017 11:58; Act: 19.12.2017 12:08 Print

Facebook cherche à bannir les pièges à clics

La plateforme de Mark Zuckerberg a annoncé qu'elle allait s'attaquer à l'«engagement bait», à savoir les publications spam qui créent une réaction artificielle de la part des utilisateurs.

storybild

Les publications qui appellent à voter, commenter ou encore partager, ne seront plus mises en avant dans le fil d'actualités.

Sur ce sujet

«Tague un ami qui...», «Aime si toi aussi tu...», «Partage si tu veux gagner...», «Ecris "oui" si tu penses que...». Ces publications ne sont plus les bienvenues sur Facebook. Le réseau social a annoncé sur sa page presse lundi qu'il allait commencer à lutter contre l'«engagement bait», ou «appât à engagement», par le biais d'un nouvel algorithme.

Cette astuce très utilisée par les pages spécialisées dans l'infotainment permet de gonfler leur engagement et leur visibilité en sollicitant une réaction non spontanée de la part des utilisateurs via des publications proches du spam. Elles poussent à voter, aimer, taguer, commenter, ou encore partager un contenu. Une technique qui agace bon nombre d'utilisateurs, écrit Facebook.

Quelques exceptions sont à prévoir

«À partir de cette semaine, nous allons commencer à dévaloriser les publications des personnes et des pages qui utilisent l'engagement bait», ont écrit Henry Silverman, spécialiste de l'intégrité des opérations, et Lin Huang, ingénieur chez Facebook. «Les publications qui utilisent ces tactiques seront moins visibles dans les fils d'actualité», assure la plateforme.

Facebook mentionne toutefois quelques exceptions, comme les pages demandant de l'aide, des conseils ou des recommandations, comme celles d'associations qui font des appels aux dons ou qui cherchent à retrouver un enfant perdu, par exemple.

(L'essentiel/man)