Sociabilité

07 août 2012 16:26; Act: 07.08.2012 16:52 Print

Facebook garantit une vie sociale «saine»

Les personnes qui n'ont pas de profil Facebook seraient-elles toutes des psychopathes potentiels? Des psychologues répondent par l'affirmative.

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Ne pas être sur les réseaux sociaux comme Facebook augmente les soupçons. (photo: DR)

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Des psychologues et des chefs d'entreprise considèrent désormais comme suspectes les personnes qui n'ont pas de profil Facebook. Les départements de ressources humaines deviennent réticents à engager des jeunes absents du réseau social, rapporte le magazine Forbes. La raison? Ils présument que leurs comptes ont dû être supprimés après avoir été dénoncés pour des abus en tout genre.

Le réseau social gagne également du crédit dans les relations sentimentales où certains disent qu'il vaut mieux s'assurer que sa conquête soit présente sur le réseau social. «Si vous êtes sur le point de passer à l'acte avec quelqu'un de jeune et vous vous apercevez que la personne n'a pas de page Facebook, il faut l'interpréter comme un signal d'alerte», conseille-t-on sur le site Slate.com.

Ne pas être sur Facebook rend suspect

Le psychologue Christopher Moeller considère de son côté que l'utilisation de Facebook indique que l'usager entretient un réseau social sain. Une contributrice du site de Tagesspiegel va encore plus loin en faisant remarquer un point commun entre James Holmes et Anders Breivik: ils n'avaient pas de profil Facebook. «Ne pas être sur le réseau social peut-il être le premier signal d'alarme pour détecter un meurtrier de masse?», s'interroge-t-elle?

Tant le meurtrier d'Oslo Anders Breivik que celui de la première de «Batman» à Aurora, James Holmes, n'ont laissé que peu de traces en ligne. Le premier se contentait de MySpace sur le déclin. Quand au second, on l'a pisté sur le site peu recommandable Adult Friend Finder. Les psychologues ont relevé que les deux hommes, comme de nombreux autres meurtriers de masse, ont manqué de véritables amis dans la vraie vie. Cela se vérifie par leur absence sur Facebook, en ont-ils déduit.

En conclusion, il est devenu tellement ordinaire pour un jeune adulte d'être sur Facebook que celui qui n'y figure pas n'est plus dans la norme. Il augmente ainsi sur sa personne les soupçons de dysfonctionnements, voire d'être potentiellement dangereux en raison d'absence de liens sociaux en ligne.

(L'essentiel Online/laf)