Santé

20 avril 2017 15:31; Act: 20.04.2017 15:41 Print

Google veut prévenir certaines maladies

Une filiale de la société américaine va suivre 10 000 personnes pendant plusieurs années pour tenter de détecter les signes avant-coureurs de maladies.

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Les participants à ce projet devront porter un appareil connecté au poignet et diverses capteurs. (photo: Twitter)

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Verily, la filiale spécialisée dans la santé d'Alphabet (Google), ambitionne de détecter les signes avant-coureurs des maladies en suivant environ 10 000 personnes pendant plusieurs années. Le projet, présenté mercredi, sera réalisé en partenariat avec les universités de Duke et Stanford.

L'étude «Project Baseline» dit vouloir réaliser «une carte de la santé humaine» en recensant un large éventail de données médicales, comportementales ou même génétiques sur les participants. Elle va pour cela leur faire porter au quotidien un appareil connecté au poignet ainsi que d'autres capteurs. Le suivi passera aussi par des visites cliniques régulières ainsi que par des questionnaires et des enquêtes interactifs sur smartphones ou ordinateurs.

Base de données de référence

Verily précise dans son communiqué qu'elle collectera des échantillons biologiques (sang, salive) et ainsi que des données cliniques, physiques, environnementales, moléculaires et génétiques, des images médicales et des informations fournies par les participants eux-mêmes.

La société veut ainsi établir une base de données de référence «qui puisse être utilisée pour mieux comprendre la transition entre la bonne santé et la maladie, et identifier des facteurs de risques additionnels».

Un outil pour les chercheurs

Elle entend notamment repérer les marqueurs biologiques avant-coureurs, signalant qu'une maladie cardiovasculaire ou un cancer est en train de se développer. Le recrutement des participants, qui seront suivis pendant au moins quatre ans, va commencer dans les prochains mois.

Les informations collectées seront hébergées dans la plate-forme de stockage de données en ligne («cloud») de Google, et Verily ambitionne à l'avenir de mettre des bases de données anonymes à la disposition de chercheurs.

(L'essentiel/ats)