Aux États-Unis

01 mars 2016 09:18; Act: 01.03.2016 17:32 Print

Google Car responsable d'un premier accident

Une voiture autonome de Google a une part de responsabilité dans un récent accrochage sur une route de Californie, a reconnu lundi, le géant d'Internet.

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C'est l'un de ces modèles autonomes de Google qui a en partie causé l'accident. (photo: Tony Avelar)

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Une Lexus convertie en véhicule sans conducteur est entrée en collision à petite vitesse avec un autocar, le 14 février. C'est la première fois que Google admet une part de responsabilité du cerveau informatique automobile dans un accident.

«C'est un exemple classique d'arbitrage qui fait partie intégrante de la conduite: nous essayons tous d'anticiper les mouvements des uns et des autres», a expliqué le géant du web, dans un rapport portant sur les performances en février de ses voitures sans conducteur. «Dans ce cas-là, nous avons clairement une responsabilité parce que si notre voiture n'avait pas bougé, il n'y aurait pas eu de collision», a précisé le groupe.

Le logiciel sera modifié pour «mieux comprendre»

Un compte-rendu du service automobile de Californie détaille l'incident: la Lexus circulait près de Mountain View, où se trouvent les sièges de Google et de sa maison mère Alphabet, avec un conducteur de secours prêt à prendre le contrôle si nécessaire. La voiture, qui souhaitait tourner à droite, s'est arrêtée après avoir détecté des sacs de sable sur son chemin. Elle a attendu que la circulation lui permette de faire un écart pour contourner l'obstacle. Après avoir laissé passer plusieurs véhicules, la Google Car s'est glissée dans la voie centrale pensant qu'un autocar qui s'approchait aller s'arrêter, a indiqué le groupe. Sauf qu'il ne s'est pas arrêté...

«Notre conducteur de secours, qui regardait l'autocar dans le rétroviseur, s'attendait aussi à ce que l'autocar ralentisse ou se mette à l'arrêt», a poursuivi Google dans son rapport. «Et nous pouvons imaginer que le chauffeur de l'autocar a pensé que nous allions rester immobiles. Malheureusement, toutes ces suppositions nous ont placés au même endroit de la voie en même temps», a-t-il souligné.

Au moment de la collision sur un flanc de l'autocar, la Lexus roulait à environ 3 km/h et l'autre véhicule circulait à environ 24 km/h. Le groupe a précisé que le logiciel avait été modifié pour «mieux comprendre» que les autocars et les autres gros véhicules sont moins susceptibles de laisser passer les voitures autonomes.

(L'essentiel/afp)