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26 avril 2017 09:38; Act: 26.04.2017 11:46 Print

Google s'attaque à son tour aux fausses infos

Le moteur de recherche américain souhaite changer la manière dont il livre et classe les résultats des requêtes sur Internet.

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«Nos algorithmes aident à identifier des sources fiables à partir des centaines de milliards de pages de notre index», a indiqué Ben Gomes, vice-président de Google. (photo: AFP/Eric Piermont)

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Google veut traquer les contenus inappropriés. Il veut changer la manière dont son moteur de recherche livre et classe les résultats des requêtes sur Internet, a-t-il annoncé mardi.

Des ajustements seront pour cela effectués sur l'algorithme utilisé pour fournir des résultats. Google rendra également plus facile le signalement «automatique» de suggestions inappropriées et des «extraits» gênants. «Nous prévoyons d'utiliser ces commentaires pour améliorer nos algorithmes», explique le vice-président de Google, Ben Gomes, sur le blog officiel de l'entreprise.

«Nos algorithmes aident à identifier des sources fiables à partir des centaines de milliards de pages de notre index. Cependant, il est devenu évident qu'un petit ensemble de requêtes dans notre trafic quotidien (environ 0,25%) ont généré un contenu offensant ou clairement trompeur, ce qui n'est pas ce que les gens recherchent», complète Ben Gomes.

Freiner la propagation de la désinformation

Google cherche à réprimer les «nouvelles façons dont les gens essaient de se jouer du système», précise-t-il. «Le dossier le plus important de ces problèmes est le phénomène des "fausses informations", pour lesquelles le contenu sur le web contribue à la diffusion d'informations grossièrement trompeuses, de mauvaise qualité, offensantes ou totalement fausses», continue Ben Gomes.

La modification annoncée mardi, précise-t-il, vise à éviter les incidents comme la mise en avant l'an dernier par le moteur de recherche d'un site qui prétendait que l'Holocauste n'avait pas eu lieu.

Google et Facebook ont pris des mesures au cours des derniers mois pour freiner la propagation des fausses nouvelles et de la désinformation, après des inquiétudes sur des phénomènes qui ont pu influencer les électeurs lors de la présidentielle américaine de 2016.

(L'essentiel/ats)