Réalité augmentée

07 juillet 2014 14:40; Act: 07.07.2014 16:36 Print

Nous avons testé pour vous les Google Glass

LUXEMBOURG - L'un des premiers utilisateurs français des lunettes connectées de Google a dévoilé le gadget à quelques testeurs lors de l'ICT Spring Europe. «L'essentiel» en faisait partie.

Voir le diaporama en grand »

  • par e-mail
op Däitsch
Sur ce sujet

Une quinzaine de privilégiés ont pu tester les prototypes des Google Glass vendredi dernier à l’occasion de l’ICT Spring Europe 2014, qui se déroulait au Kirchberg. Des lunettes qui suscitent autant de fantasmes que d’interrogations, dans le camp des partisans comme des détracteurs. Alain Regnier, «Glass Explorer», était présent pour répondre aux questions de L’essentiel, qui a testé les lunettes connectées de la firme américaine.

Les montures présentées, sans verres, sont très légères: 40 grammes à peine, avec une batterie très discrète sur une branche, et le fameux «prisme» juste au-dessus de l’œil droit, dans un coin. Un miniécran à régler légèrement sur son pivot pour avoir une image parfaite. «Le champ de vision normal n’est pas affecté», détaille Alain Regnier. En effet, il suffit de détourner à peine son regard pour voir ce prisme de 640x360 pixels, l’équivalent de la résolution d’un petit smartphone. «Mais à cette distance de l’œil, ça parait beaucoup plus grand». L'œil n'ayant pas de mise au point à faire, la fatigue visuelle semble être réduite.

La batterie comme point noir

Nous avons pu découvrir un programme de test qui permettait de lire une vidéo. La vision n’était pas perturbée et la qualité de l’image est très agréable. Seul petit détail sur ces versions: la batterie chauffe allégrement sur la branche, et l’on s’en rend compte en retirant ses lunettes. «C’est en effet encore un problème du prototype, mais ça ne chauffe que lors de certaines activités comme la lecture de vidéos». L’essentiel a également pu chausser en exclusivité une nouvelle version, non présentée ce jour-là, avec une monture en titane et un design plus affuté. «Google passe des partenariats avec des opticiens pour donner la possibilité de monter des verres correcteurs sur des montures Google Glass». De quoi avoir une paire de lunettes de vue connectée. Sinon, il est toujours possible de les mettre par-dessus ses lunettes habituelles.

Les Google Glass sont une nouvelle forme de smartphone. Avec elles, on réalise plus ou moins les mêmes activités qu’avec son téléphone. Reliées en Bluetooth à un smartphone, elles utilisent donc la connectivité wi-fi ou 3G/4G de son abonnement téléphonique, à condition d’avoir un compte Google connecté. Le gadget est équipé «de série» par des programmes de la firme, comme la géolocalisation, Gmail, Google+, mais aussi d’un appareil photo, d'une caméra HD ou de la reconnaissance vocale, très performante lors de ce test. Pour lancer une commande, il suffit donc de dire «OK Glass» puis son ordre: appeler un contact, lancer une recherche Google, lui demander où on se situe actuellement, un itinéraire… À la manière des reconnaissances des téléphones comme le Siri de l’iPhone. Sinon, il est aussi possible de naviguer dans les menus en utilisant un touchpad sur la branche: glisser le doigt vers le bas pour revenir au menu, sur les côtés pour passer de page en page.

Afin d’éviter de consommer trop de batterie, les Glass se mettent en veille au bout de trois secondes. Il suffit de basculer la tête en arrière pour les réactiver. «C’est le point faible du modèle: l’autonomie est de six heures, qui tombe à deux heures lorsqu’on lit de la vidéo ou des photos». Quant à la «piratabilité» de l’objet, qui a été dévoilé récemment: «Ce n’est pas probant. Ces lunettes sont encore en prototype et le problème démontré est un problème du système Android, pas spécifique aux Google Glass», coupe le Glass Explorer. Idem pour les aspects de vie privée soulevés par les détracteurs du gadget. «Il y a une interdiction d’utiliser de la reconnaissance faciale, il n'y aura pas d'application (NDLR: officielle) permettant de le faire. Par contre, la caméra des lunettes pourra scanner des objets ou des monuments». Ce qui apportera de la réalité augmentée: en passant par exemple devant la Gelle Fra, la fiche Wikipédia s’affichera dans le coin de l’œil. Quant au son, pour les appels ou pour la lecture de vidéo, il passe par conduction osseuse. Un système déjà présent dans les casques de l’armée américaine ou pour soigner des déficients auditifs: le son est envoyé par onde dans l’os du crâne jusqu’à l’oreille interne, il est donc uniquement entendu par l’utilisateur.

Encore des questions à régler

En Grande-Bretagne, les cinémas ont déjà banni les Google Glass pour éviter le piratage. D’autres aménagements de lois ou interdictions pourront débarquer prochainement avec l’arrivée de ces lunettes. Actuellement, il est tout à fait possible de regarder une série télé en conduisant avec ces lunettes, qui ne sont pas encore interdites au volant. «En fait, la police interdit le téléphone car la main n’est pas sur le volant, mais on peut téléphoner avec une oreillette Bluetooth. Disons que les Google Glass sont une oreillette, ça marchera pareil». Pas sûr que les autorités l’entendront de cette oreille.

Sa sortie n’est pas encore officiellement annoncée mais prévue pour fin 2014 pour l’instant. «En l’état, elles peuvent sortir mais tout l’environnement d’applications autour du projet peut encore se développer», constate Alain Regnier. Comme d’autres privilégiés, sa société dispose encore de temps pour développer les premiers programmes qui seront sur le marché virtuel lors du lancement des lunettes au Luxembourg et dans la Grande Région. Lors de l’ICT Spring, de nombreuses entreprises étaient déjà intéressées par ces lunettes révolutionnaires. Sur la liste des testeurs, on trouvait la BIL, la BGL, Genii Capital ou encore le CRP-Santé. Les versions de développement actuellement en test valent 1 500 dollars. À terme, pour le grand public, elles ne devraient coûter que plusieurs centaines d’euros seulement.

Et quelques parodies...

(Jonathan Vaucher/L'essentiel)

Vous venez de publier un commentaire sur notre site et nous vous en remercions. Les messages sont vérifiés avant publication. Afin de s’assurer de la publication de votre message, vous devez cependant respecter certains points.

«Mon commentaire n’a pas été publié, pourquoi?»

Notre équipe doit traiter plusieurs milliers de commentaires chaque jour. Il peut y avoir un certain délai entre le moment où vous l’envoyez et le moment où notre équipe le valide. Si votre message n’a pas été publié après plus de 72h d’attente, il peut avoir été jugé inapproprié. L’essentiel se réserve le droit de ne pas publier un message sans préavis ni justification. A l’inverse, vous pouvez nous contacter pour supprimer un message que vous avez envoyé.

«Comment s’assurer de la validation de mon message?»

Votre message doit respecter la législation en vigueur et ne pas contenir d’incitation à la haine ou de discrimination, d’insultes, de messages racistes ou haineux, homophobes ou stigmatisants. Vous devez aussi respecter le droit d’auteur et le copyright. Les commentaires doivent être rédigés en français, luxembourgeois, allemand ou anglais, et d’une façon compréhensible par tous. Les messages avec des abus de ponctuation, majuscules ou langages SMS sont interdits. Les messages hors-sujet avec l’article seront également supprimés.

Je ne suis pas d’accord avec votre modération, que dois-je faire?

Dans votre commentaire, toute référence à une décision de modération ou question à l’équipe sera supprimée. De plus, les commentateurs doivent respecter les autres internautes tout comme les journalistes de la rédaction. Tout message agressif ou attaque personnelle envers un membre de la communauté sera donc supprimé. Si malgré tout, vous estimez que votre commentaire a été injustement supprimé, vous pouvez nous contacter sur Facebook ou par mail sur feedback@lessentiel.lu Enfin, si vous estimez qu’un message publié est contraire à cette charte, utilisez le bouton d’alerte associé au message litigieux.

«Ai-je le droit de faire de la promotion pour mes activités ou mes croyances?»

Les liens commerciaux et messages publicitaires seront supprimés des commentaires. L’équipe de modération ne tolérera aucun message de prosélytisme, que ce soit pour un parti politique, une religion ou une croyance. Enfin, ne communiquez pas d’informations personnelles dans vos pseudos ou messages (numéro de téléphone, nom de famille, email etc).

Les commentaires les plus populaires

  • Bilbarot le 07.07.2014 15:25 Report dénoncer ce commentaire

    Moi je croise quelqu'un dans la rue qui me regarde avec ces lunettes, je les lui fais manger.

  • peter le 07.07.2014 23:44 Report dénoncer ce commentaire

    moi, je l'ai testé à ICT spring. je porte des verres progressives et cela se combine pas trop bien avec les google glass dessus. Sinon, c'est un beau outil mais quand même encore un peu cher pour me les offrir.

  • Jeff le 07.07.2014 19:00 Report dénoncer ce commentaire

    J'espere que les instances auront le bon sens d'interdire purement et simplement ce type de gadget en dehors du cercle privé

Les derniers commentaires

  • lolboss le 09.07.2014 00:30 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Vous êtes des oufs les gars de vous prendre la tête pour des lunettes. Le mec qui porte ses lunettes c juste un pauvre type qui veut montrer qu il a de l oseille. Si elles font comme le smartphone. Je ne vois pas son utilité. Bref peace les gars

  • VanaBabe le 08.07.2014 11:24 Report dénoncer ce commentaire

    Je vois vos commentaires de pauvres demeurés encore victime de pression de mal ou trop bien éduqués. Sachez que je suis et serait l'heureux détenteur de cette paire de lunette révolutionnaire, a qui me croise ose comme vous le dites poser la main sur moi on verras bien. Sortait de vos foutus 2000 années d'éducation chrétiennes pauvres gens. Le droit a l'image on en parles avec les smartphones ? Aviez vous scandalisez la chose ? NON vous EN AVEZ VOUS MEME ! Bref j'espère que des gaillards jeune et frais comme moi d'un bon mètre 90 vas ceuillir des fleurs comme vous à vouloir empêchez l'évoluti

    • Sigefroid le 08.07.2014 13:22 Report dénoncer ce commentaire

      1.90m ça peut se descendre sans grande difficulté par 1.60m efficace! Donc argument très imprudent si c'est le seul que vous avez à proposer et ne vous y fier pas trop! Par contre, et je comprends que pour vous l'évolution consiste en du matos qui remplace votre cervelle, car en terme et de lexique et de syntaxe, intégrez directement un correcteur qui parle, lit et puisse écrire à votre place dans vos lunettes! Il y a urgence! Pour info, j'ai pas de smartphone mais un bête portable pour...téléphoner!

    • AsUWant le 08.07.2014 13:48 Report dénoncer ce commentaire

      Parler de fascisme alors même que ce commentaire énervé fait référence à des "gens" qui veulent "porter la main" sur ceux qui sont équipé de Google Glass... Dites, vous n'avez pas un problème avec les poutres et les pailles? Ou vous voulez que je vous renvois vers une encyclopédie ? Car la cervelle, ce n'est pas juste du vocabulaire, mais aussi l'occasion de réfléchir sur des terme, sur la liberté des gens, et sur le fait qu'un espace publique reste une zone de non-"vie privé" (a tel point qu'il existe des lois particulières à son égard)

    • Mme Rêve le 11.07.2014 11:02 Report dénoncer ce commentaire

      comme je l'ai dit avant... agressivité .. google glass.. not good.. 1 Muscle - 2 cerveaux ... :)

  • Mme Rêve le 08.07.2014 08:44 Report dénoncer ce commentaire

    Ce truc est vraiment nul, Il créera la confusion, la haine (pour preuve les réponses ci dessous)... juste un gadget pas très bienvenu... le vrai intérêt de ces lunettes..? enrichir Google.. what else..?

  • peter le 07.07.2014 23:44 Report dénoncer ce commentaire

    moi, je l'ai testé à ICT spring. je porte des verres progressives et cela se combine pas trop bien avec les google glass dessus. Sinon, c'est un beau outil mais quand même encore un peu cher pour me les offrir.

  • nti le 07.07.2014 19:11 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Quelle terreur